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Écriture inclusive : une extension pour navigateur facilite l’usage des points médians

Un étudiant en informatique vient de créer l’extension « Ecriture Inclusive Facile ». Sur navigateur, elle facilite l’usage de l’écriture inclusive en modifiant les points « . » en points médians « · » lors de la saisie.Écriture inclusive : une extension pour navigateur facilite l’usage des points médians

Lorsque l’on souhaite utiliser l’écriture inclusive avec les points médians, la saisie depuis un clavier n’est pas forcément intuitive : que l’on soit sur macOS, Windows ou Linux, des combinaisons existent pour obtenir ce signe typographique, mais sont peu connues. Afin de faciliter son usage, une nouvelle extension web gratuite vient de voir le jour : « Ecriture·Inclusive·Facile – e·i·f ». Elle peut être téléchargée pour Chrome ou Firefox.

À l’origine de ce projet, il y a Youssef, étudiant en DUT informatique à Caen. Le 27 janvier 2021, il a présenté son projet dans un thread sur Twitter. « J’utilise un peu l’écriture inclusive avec des points médians depuis longtemps, mais il y a peu j’ai rejoint un Discord où beaucoup l’utilisent et j’ai mieux compris ses enjeux : elle permet d’inclure les femmes, certes, mais aussi d’inclure les personnes qui se genrent au neutre », explique l’étudiant à Numerama.

Néanmoins, Youssef fait le constat qu’il reste compliqué de trouver comment écrire les points médians depuis un clavier. Et qu’en même temps, l’usage d’autres caractères se démocratise pour signifier que l’on s’exprime en écriture inclusive, comme les tirets ou les points (ceux que l’on met en fin de phrase).

L’extension pour faciliter l’écriture inclusive sur navigateur. // Source : Via Chrome/Ecriture·Inclusive·Facile

« J’ai donc passé ce dernier mois à créer cette extension qui avait tout d’abord seulement un but graphique. C’est plus tard que j’ai compris que l’uniformisation était importante pour les dyslexiques, et surtout que j’ai découvert le point d’hyphénation, qui permet de rendre les textes en écriture inclusive lisibles par les logiciels de synthèse vocale pour les mal/non voyant·e·s », nous détaille Youssef. L’extension utilise ce point d’hyphénation « · » en guise de point médian.

Comment fonctionne l’extension ?

Le fonctionnement de l’extension n’est pas compliqué : une fois qu’elle est installée, il suffit d’écrire comme d’habitude en écriture inclusive, en intégrant les points « . ». L’extension les modifie au fur et à mesure de la saisie, pour en faire des points médians. Il n’y a par contre pas d’incidence sur les points en fin de phrase, sur les adresses mail et les URL.

Il a fallu plusieurs semaines à Youssef pour mettre au point l’extension : « Certains sites ont des manières de fonctionner très spécifiques qu’il faut évidemment prendre en compte », précise-t-il, comme les boites mail qui ont pu présenter plus de difficulté, par exemple.

La plupart des sites se conforment à un même fonctionnement pour les formats texte, mais Youssef explique devoir réaliser des modifications dans des cas très précis. C’est le cas sur Twitter : le site « empêche l’extension de marcher sur les formes finissant en ‘.es’ car Twitter empêche la modification sur ses liens et il s’agit du domaine national espagnol. Sur Twitter au moins, la forme à utiliser est donc ‘·e·s’, par exemple écrire ami·e·s et pas ami•es ».

Youssef prévoit également de créer une extension spéciale pour Google Docs, où l’outil n’est pas fonctionnel, car le site n’accepte pas de modification extérieure. Pour l’instant, l’extension existe uniquement sur ordinateur. « Sur mobile, je songe à créer une extension qui ajouterait le point d’hyphénation sur le clavier, plutôt que de modifier le point de base », fait remarquer l’étudiant. Youssef dit rester à l’affût d’éventuels dysfonctionnements qu’il n’aurait pas encore anticipés, pour prévoir de prochaines améliorations à apporter à l’extension.

À lire : Interrogée, la communauté de Wikipédia en français rejette massivement l’écriture inclusive

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La suite en vidéo

Bon, c’était naze 2020 hein ? Notre récap

Prendre ça pour du cash

« Bonjour. As-tu reçu mon courriel ? » C’était signé du prénom de mon père et envoyé de son adresse courriel, samedi dernier. « Non, rien reçu », lui a répondu ma belle-sœur.Prendre ça pour du cash

Publié le 28 février 2021 à 7h15

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Lien copié

Marc Cassivi

La Presse

Un nouveau courriel, toujours signé du prénom de mon père, lui expliquait qu’il se sentait honteux, qu’il n’en avait parlé à personne et qu’il espérait qu’elle garde cette information confidentielle, mais qu’on lui avait découvert trop tard une tumeur au larynx et qu’il avait besoin de son aide.

Il lui racontait qu’il faisait la navette entre l’hôpital et la maison pour des examens, qu’il devait se rendre sous peu en salle d’observation pour une échographie, que les téléphones cellulaires n’y étaient pas autorisés, mais qu’il gardait sa tablette à portée de main en attente de sa réponse. « Pendant ce temps, j’ai besoin que tu me rendes un service, peux-tu trouver un IGA ou une station d’essence ou pourras-tu t’y rendre facilement ? »

Ma belle-sœur, qui est médecin, s’est doutée que quelque chose clochait. « Ton père a déjà publié un recueil de poésie. Il écrit mieux que ça ! », m’a-t-elle expliqué.

Ceux qui ont déjà reçu ce genre de message auront reconnu une tentative typique d’hameçonnage de la part d’un arnaqueur ayant usurpé une identité numérique lui donnant accès à une liste de contacts.

Il y a environ deux ans, j’ai reçu un message semblable de la part d’un fraudeur qui se faisait passer pour un vieil ami, de qui je n’avais pas eu de nouvelles depuis des années. Même modus operandi. « Je suis désolé de te déranger, mais j’ai reçu une très mauvaise nouvelle. On m’a diagnostiqué un cancer en phase terminale et je suis très mal en point. »

J’avais répondu, moi aussi, au premier courriel. Puis, comprenant l’arnaque, j’avais voulu en savoir plus. On espérait que je cède au subterfuge et que j’achète, dans un supermarché ou une station d’essence moi aussi, une carte-cadeau dont j’enverrais le code par courriel.

Avant de comprendre le stratagème, avant que le dessein de mon interlocuteur ne soit clair, pendant quelques minutes, j’ai cru à la possibilité que ce courriel de détresse soit authentique. C’était, d’une certaine façon, plausible. Spontanément, mon premier réflexe n’a pas été de croire qu’un vieil ami qui m’écrivait n’était pas un vieil ami, mais un pirate informatique tentant de m’escroquer. Ça m’apprendra à présumer de la bonne foi des gens…

Je n’ai pas vu le courriel de mon « père », le week-end dernier. Il s’est perdu dans mes courriels indésirables. Un ami de mon père, qui habite en France, m’a écrit pour me mettre en garde contre ce qui lui semblait être une arnaque. Il n’avait pas osé écrire directement à mon père.

Mon père, qui n’est pas techno pour deux sous – il n’a même pas d’ordinateur –, a passé la journée à gérer les désagréments du piratage de son compte. Mon frère jumeau l’a aidé à modifier son mot de passe, puis à créer une nouvelle adresse courriel. Il a dû rassurer sa famille en Gaspésie, son dentiste, l’entrepreneur qui a fait des rénovations chez lui, un ami brésilien avec qui il a déjà fait un échange de maisons…

Ni lui ni moi n’avions mesuré l’impact et les répercussions de cette tentative d’hameçonnage sur son entourage élargi. Je ne parle pas des conséquences technologiques, mais du choc émotif de se faire annoncer ce que l’on croit être une très mauvaise nouvelle.

Mon petit frère a reçu un appel inquiet de ses beaux-parents, qui avaient lu le courriel annonçant le soi-disant cancer de mon père. N’ayant pas l’habitude de ce type d’hameçonnage, ils y ont cru et ont été bouleversés. Ils se demandaient même s’ils devaient en parler à mon frère, qui a lui-même eu le souffle coupé momentanément à la lecture du courriel.

Les hameçonneurs ne font pas de sentiment, évidemment. Ils n’en ont cure. Les tentatives d’hameçonnage deviennent de plus en plus sophistiquées. Il ne s’agit plus seulement de fraudeurs se faisant passer pour des veuves éplorées de Côte d’Ivoire, prêtes à partager un généreux héritage. Cette semaine, j’ai reçu un texto de ce qui semblait être mon fournisseur de téléphone cellulaire me proposant un remboursement. Je n’ai pas cliqué sur le lien.

Lorsque je vois ce type d’arnaque, je pense à mes parents ou à mes beaux-parents, moins habitués à la fraude électronique. Je crains que machinalement ils n’appuient sur l’hyperlien d’un texto équivoque ou d’un courriel malveillant, et que, de fil en aiguille, ils ne deviennent la proie de pirates informatiques.

À tout âge, bien sûr, on peut subir un vol d’identité. Il faut être extrêmement vigilant.

Les Canadiens tendent d’ailleurs à surestimer leur capacité à reconnaître un courriel frauduleux, selon le Centre antifraude du Canada. Seulement 31 % des 7800 répondants à un sondage réalisé l’automne dernier par l’Association des banquiers canadiens étaient capables de discerner les signes révélateurs d’un courriel malveillant utilisé comme hameçon par des fraudeurs.

En raison de la pandémie et du télétravail, qui rend les gens plus vulnérables au piratage de données, les activités des fraudeurs informatiques se sont multipliées en 2020. Les programmes d’aide gouvernementale mis sur pied en réaction à la COVID-19, comme la PCU, ont poussé des pirates informatiques à se faire passer pour l’Agence du revenu du Canada, Revenu Québec, des institutions financières ou encore Postes Canada. Selon le Centre antifraude du Canada, la fraude en ligne a coûté aux Canadiens plus de 40 millions de dollars l’an dernier.

Une entreprise québécoise, Terranova Security, spécialisée dans la sensibilisation à la cybersécurité, a procédé à une simulation de cyberattaque par hameçonnage, dans 98 pays, en octobre dernier, avec la collaboration de Microsoft. Les résultats de cet exercice sont alarmants : en Amérique du Nord, le quart des participants ont cliqué sur un hyperlien frauduleux et 18 % d’entre eux ont partagé leurs données d’accès, notamment leurs identifiants et leurs mots de passe.

Il est de plus en plus difficile de séparer le bon grain de l’ivraie et de ne pas tomber dans le panneau. Dans le doute, bien sûr, mieux vaut s’abstenir et ne pas cliquer sur un hyperlien douteux et s’informer avant de compromettre ses données informatiques. Si Hydro-Québec, pour prendre un autre exemple récent, vous envoie un courriel, même d’une adresse qui semble crédible, en vous offrant un remboursement, de grâce, ne prenez pas ça pour du cash.

Comment récupérer ses fichiers après une corbeille vidée ?

Vous avez vidé votre corbeille alors que vous y avez laissé en sursis un fichier important ? Pas de panique ! Avec un peu de chance, il est possible de le récupérer.Comment récupérer ses fichiers après une corbeille vidée ?

À la suite d’une étude universitaire, on vous recommandait de ne plus vendre ou jeter vos clés USB. En effet, les fichiers supprimés ne sont jamais totalement perdus du périphérique. Il en est de même pour le disque dur de votre ordinateur. Les fichiers que vous supprimez lorsque vous videz votre corbeille ne sont jamais totalement disparus. Si donc vous deviez récupérer une photo, un document ou autres contenus multimédias, vous pouvez le faire en vous servant des logiciels de récupération.

Dans cet article :

Utiliser le logiciel Recuva pour récupérer des fichiers supprimés sur Windows

Utiliser EaseUS Data Recovery Wizard Pro pour récupérer des fichiers supprimés sur Winows

Utiliser Recoverit pour récupérer des fichiers supprimés sur Mac

Développé par Piriform, Recuva est un logiciel gratuit qui vous permet de restaurer vos données supprimées. Il ne fonctionne que sur Windows et est entièrement gratuit.

La première des choses pour récupérer vos fichiers, c’est de télécharger Recuva pour l’installer sur votre ordinateur. Après cela, lorsque vous l’ouvrez pour la première fois, une fenêtre « Assistant de Recuva » apparaît et vous aide pour sa configuration. L’assistant vous demande le type de fichier recherché et le dossier d’où il a été supprimé. Vous choisissez donc les options et, puisque nous parlons de la corbeille, choisissez-la puis cliquez sur Suivant.

Recuva lance l’analyse pour retrouver les fichiers supprimés. Après cela, il vous dresse une liste de tous les fichiers supprimés (sans leur nom, mais avec leur taille) du dossier. Le logiciel, n’étant pas infaillible, ajoute un code couleur à chaque fichier répertorié pour vous informer sur les chances de récupération :

Vert : excellent ;

Orange : faible ;

Rouge : irrécupérable.

Lorsque vous identifiez votre fichier, sélectionnez-le et cliquez sur restaurer.

VOIR AUSSI : Comment récupérer des données d’un Mac en panne ou qui ne démarre pas ?

Easy Data Recovery, à l’instar de Recuva, vous permet de retrouver les fichiers endommagés, formatés ou supprimés sur votre disque dur et vous aide à les récupérer. Avec un taux de réussite de plus de 97%, ce logiciel est célèbre pour la restauration des données. Pour cela, vous n’aurez besoin que de 3 clics environ.

Easy Data Recovery existe en trois versions : une version gratuite, une version payante à 66,69 € et une version payante à 95,90€. La première étape sera donc de télécharger le fichier d’installation du logiciel et de l’installer.

Après installation, le logiciel vous invite à sélectionner l’emplacement d’où votre fichier a été supprimé. Vous sélectionnez donc la corbeille. Le logiciel lance l’analyse et vous présente une liste des fichiers retrouvés. Vous n’avez plus alors qu’à récupérer vos fichiers.

Si vous utilisez Mac, vous pouvez vous servir du logiciel Recoverit. Mais il fonctionne également sous Windows. C’est un logiciel payant à 95,99€ qui vous permet de récupérer les fichiers perdus après un vidage de corbeille ou une erreur de logiciel. Grâce à son interface intuitive, vous n’aurez aucun mal à le maîtriser rapidement.

Pour bien récupérer vos fichiers sur Mac OS, regardez ce tuto.

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La série littéraire est-elle l’avenir du livre ? Notre zoom sur Rocambole

Salut Julien et merci de m’accorder un peu de ton temps pour répondre à quelques questions. Pour ma part, cela fait plusieurs années que je suis ton travail : la maison d’édition Walrus, la série Jésus contre Hitler, ton Projet Bradbury – qui a visiblement bien inspiré Saïd et ses Horizons Parallèles -, Ozmocorp et maintenant l’application Rocambole… Avant qu’on rentre dans le vif du sujet, peux-tu présenter à nos lecteurs ton parcours ? Qu’est-ce qui te pousse à sortir des ornières du parcours éditorial classique ?

Julien Simon : Il n’était pas du tout écrit que j’atterrirais dans l’édition. C’est presque un hasard, un heureux hasard. J’ai fait des études de cinéma, j’ai étudié la dramaturgie, le scénario, la réalisation, le montage, etc. Et puis au terme de ces études, il a bien fallu que je commence à bosser. J’ai fait plusieurs petits boulots, avant de finalement en trouver un qui me plaisait bien : libraire. Et j’ai tellement aimé que j’y suis resté. J’ai toujours été un grand lecteur, donc j’étais dans mon élément. Passionné de technologie, je me suis très vite intéressé au livre numérique, qui conciliait un peu ces deux passions qui m’animaient. Et un jour, l’iPad est sorti en France. C’était en 2010. Et j’ai pensé : voilà un appareil qui peut concilier tout ce que tu as fait jusqu’ici, à savoir le livre et le cinéma. En 2010, mettre des vidéos dans des livres, c’était de la science-fiction. C’est comme ça qu’est né Walrus, studio de création et éditeur de littérature un peu folle, exclusivement numérique. On n’était pas nombreux à l’époque à croire au potentiel de la lecture sur écran. Et je crois que fondamentalement, j’aime ça : sortir des chemins balisés, essayer de nouvelles choses, tester. Le numérique bouleverse le secteur de l’édition, c’est indéniable. Ce nouvel écosystème offre des outils de création complètement dingues, qui permettent d’imaginer de nouveaux “objets à lire”. Et c’est exactement ce que je fais aujourd’hui chez Rocambole.

Maintenant, peux-tu nous parler des origines de Rocambole ? D’où a germé l’idée de ce “Netflix de la lecture” ? Combien de personnes sont aux manettes ? Bref, on veut tous les détails sur ce beau projet Made in France !

Julien Simon : À l’origine, la version alpha de Rocambole était une application beaucoup plus proche de Wattpad, dans le sens où chacun était plus ou moins libre de proposer des textes et de les voir publiés – le contrôle éditorial était minimal, l’essentiel étant de créer une communauté. Quand je suis arrivé en tant que directeur éditorial en mars 2020 – pour la petite histoire, j’avais trouvé l’équipe super dynamique et je leur avais proposé mon aide – on a vite décidé de basculer d’un modèle Wattpad à un modèle Netflix, plus qualitatif, avec une vraie ligne éditoriale dont on m’a confié la charge. Ça collait de toute façon davantage à la vision de Camille, la fondatrice de Rocambole, qui avait pour ambition de ressusciter le roman-feuilleton. Depuis plus d’un an maintenant, on ne fait que ça : augmenter l’exigence et donc la qualité des séries publiées. Nous sommes 5 associés principaux, et chacun a son domaine de compétences très particulier : Boris à la comm, Camille à l’UX, François aux finances, et Lucy et moi à l’édito. On a commencé de rien ou presque, et on a eu l’occasion d’apprendre de nos erreurs en chemin. Maintenant que le train est lancé, et bien lancé, on essaie de rester sur les rails. Ça passe par l’amélioration permanente de l’app, des fictions à lire, de la communication – on itère en permanence. Et ce qui est cool, c’est que ça commence à payer : les gens sont de plus en plus nombreux sur l’app et on commence à intéresser des investisseurs. C’est un soulagement, parce que c’est aussi un truc dont on ne se rend pas forcément compte quand on n’a jamais créé de boîte : c’est un combat permanent contre la fatigue, le découragement, le manque d’argent, les bugs… On est très loin des clichés de la Silicon Valley. Comme tu le rappelles, c’est un projet 100% français, qui a l’ambition d’aller chatouiller les GAFA – rien que ça. Tout cela fait qu’on se sent un peu investis d’une mission, celle de faire lire sur smartphone, donc sur un terrain, celui du divertissement numérique, sacrément disputé par des grosses boîtes américaines. Ça nous donne une énergie de fou : celle de proposer une alternative et une voie de résistance.

Sacré défi que d’aller titiller les GAFA ! Mais à mon sens, il y a un autre défi important à relever : la rémunération des auteurs. Dans le monde du streaming par abonnement – que ce soit dans la musique ou la vidéo – elle est malheureusement très faible en général, car liée au nombre d’abonnés et au nombre de visionnage. Qu’en est-il du côté de Rocambole qui suit un schéma éditorial assez inédit ? Comment sont rémunérés les auteurs qui publient leurs écrits sur ton application ? Gagnent-ils autant qu’en passant par une maison d’édition plus classique ?

La série littéraire est-elle l'avenir du livre ? Notre zoom sur Rocambole

Julien Simon : Oui, et c’est un sujet auquel je suis très sensible : je suis notamment engagé auprès de la Ligue des Auteurs Professionnels, et je mets un point d’honneur à faire tout pour que Rocambole devienne le partenaire dont tout auteur puisse rêver. D’une part, en proposant des contrats avantageux, que ce soit en termes de droits cédés ou de durée de cession. D’autre part, en cherchant la meilleure rémunération possible. Certes, nous empruntons les codes des entreprises du numérique, avec une rémunération proportionnelle aux lectures et au nombre d’abonnés. Mais j’ai tenu à ce que chaque auteur reçoive également un à-valoir, ce qui est assez inédit pour une application de lecture : ainsi, on prend le meilleur des deux mondes. Cet à-valoir n’est pas encore rentabilisé par les revenus des abonnés, mais je pense que c’est un investissement nécessaire : une manière de dire aux auteurs qu’ils ne sont pas une matière première dont on peut user à sa guise, mais de véritables partenaires sur lesquels nous misons en tant qu’entreprise. Notre but, ce n’est pas de rentabiliser dès le départ notre investissement, mais de tout faire dans le futur pour nous mettre en position de rentabiliser cet investissement de base. Donc oui, on peut dire qu’ils gagnent autant qu’en passant par une maison d’édition classique, et j’ai pour ambition qu’ils gagnent même davantage dans les prochains mois et les prochaines années. Pour cela, il faudra que les abonnements soient au rendez-vous.

Le futur : parlons-en un peu si tu veux bien. L’application – avec la start-up derrière – est actuellement en pleine prise de vitesse. Les investisseurs semblent très intéressés par le concept. Les téléchargements se multiplient, tout comme les séries disponibles. Mais ensuite ? Quels sont les projets de Rocambole pour les semaines et mois à venir ?

Julien Simon : L’arbre est planté, la terre est bonne et la météo est au beau fixe : maintenant il faut que ça pousse ! Notre objectif numéro un pour les prochains mois est de convaincre de plus en plus de gens d’utiliser Rocambole au quotidien, de leur faire constater que leur smartphone est un outil idéal pour lire dans les transports, dans la salle d’attente ou dans la file au supermarché, qu’ils peuvent l’utiliser partout et tout le temps et qu’ils y découvriront des tonnes de séries à lire dans des genres très variés. En plus des genres déjà présents, nous pensons en développer de nouveaux comme par exemple la non-fiction ou l’érotique, pour continuer à proposer le panel le plus vaste possible à nos utilisateurs. Nous allons aussi, et c’est une grande étape, commander de plus en plus de séries « sur mesure », en engageant spécialement des auteurs et des scénaristes pour nous fabriquer les meilleures fictions à la demande. Cette logique de “pool” nous permettra d’être réactifs aux tendances et de publier de plus en plus de textes extraordinaires. Tout est prêt : il ne manque plus que vous.

L’avenir semble radieux pour Rocambole ! Pour terminer, si tu devais dire une seule chose à nos lecteurs pour les convaincre de sauter le pas, qu’est-ce que ce serait ?

Julien Simon : Je leur dirais que si le confinement nous a appris une chose en la matière, c’est qu’il y a un vrai enjeu à porter la lecture numérique, et encore plus quand c’est un projet français. De nombreuses personnes qui se sont abonnées le disent : par son côté facile et accessible, Rocambole les a en quelque sorte réconciliées avec la lecture. Alors pourquoi ne pas essayer ?

Merci Julien ! Pour ma part, j’ai sauté le pas il y a quelques semaines et je ne regrette pas du tout. Moi qui suis habitué à lire sur liseuse, je ne m’attendais pas à prendre goût à la lecture sur le smartphone. Il y a d’ailleurs plusieurs séries qui m’ont fait forte impression. En voici un petit avant-goût rien que pour vous, amis lecteurs, dans ce SF hors-série.

[Test] Sparklite : un Roguelite court mais séduisant

Caractéristiques[Test] Sparklite : un Roguelite court mais séduisant

PlayStation 4

Xbox One

Nintendo Switch

PC

Développeur : Red Blue Games

Editeur : Merge Games

Date de sortie : 14 novembre 2019

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[Test] Sparklite : un Roguelite court mais séduisant

Sparklite, une aventure très plaisante

Sparklite débute sur des chapeaux de roues.

Sparklite vient donc s’ajouter à la longue, très longue liste des Roguelite sortis pendant la génération de consoles actuelles. Oui, ce style de jeu est sur-représenté, c’est indéniable, un peu à l’image des Third person shooters voilà quelques années, à l’époque de la Xbox 360 et de la PlayStation 3. Et comment en vouloir aux différents studios qui tentent leur chance ? Le genre ne demande pas des budgets infinis à la Red Dead Redemption 2 et, surtout, il se révèle tellement plaisant que les joueurs accrochent à la formule. Du coup, quand Red Blue Games, et son éditeur Merge Games (précisons ici que Just For Games s’occupe de la distribution au format physique), deux entités pour le moment modestes, se lancent dans l’aventure, on ne peut que comprendre la démarche. Surtout que celle-ci s’accompagne d’une bonne idée… La bonne idée de Sparklite, c’est l’envie de marier les codes du Roguelite et l’ambiance du jeu d’aventure 2D à la The Legend Of Zelda : A Link To The Past. Sur le papier voilà une intention des plus alléchantes, surtout en ces temps de nostalgie pour le jeu vidéo des années 1990. Encore fallait-il que Red Blue Games assure des fondements dignes de ce nom. Rassurez-vous, c’est le cas, notamment dans la gestion du scénario. Le soft vous propulse aux commandes d’Ada, une ingénieure qui, accompagnée par son fidèle robot, voyage à bord de son aéronef. En cours de pérégrination, le vaisseau est frappé par un tempête pour le moins remuante. Une avarie va expulser le duo, lequel se retrouve échoué sur les terres de Géodia. C’est à cet endroit que le Sparklite, une denrée très précieuse, se trouve en masse. Une raison de se réjouir ? Oui et non, car la région est, du coup, habitée par l’ignoble et pollueur Baron, qui envoie ses Titans sur place. Et vous vous en doutez : il vous revient de contrecarrer ses plans. Le récit, entièrement sous-titré en français, est intelligemment narré. En effet, on apprend au fur et à mesure, en fait au rythme d’Ada, les éléments importants de l’univers et de l’intrigue. Du coup, si l’on débute dans une sorte de brouillard, tout s’éclaircit au fur et à mesure. Sparklite va vous demander d’explorer, de combattre, de vous améliorer… et vous pousser à la défaite. La caméra fait immédiatement penser aux jeu d’aventure, ou aux Action-RPG d’autrefois, tout comme le système de combat. S’il reste basique, Ada martelant sa grosse clé à molette à volonté, on ne peut que féliciter Red Blue Games pour avoir soigner aux possible la prise en mains : l’avatar répond au doigt et à l’oeil, et c’est très agréable. Tant mieux, car la jeune femme va en voir, du pays. Géodia se divise en cinq régions, générées de manière procédurale (avec tout de même pas mal de segments qui se répètent). Il va falloir farfouiller afin de récupérer des Sparklite, mais aussi dans le but de débarrasser chacun de ces endroits des Titans qui y ont élu domicile. Ces derniers donnant lieu à des combats de boss assez savoureux, surtout pour les trois derniers. Mais ne croyez pas que ce sera du tout-cuit.

On ne veut pas quitter Géodia si vite…

Le HUB vous permettra de perfectionner Ada.

Si les cinq régions qui composent Géodia sont générées procéduralement, ce n’est pas pour rien. En effet, Sparklite va vous opposer à l’échec, et ce dès les premières minutes de l’aventure. À chaque fois que vos coeurs (une référence évidente à The Legend Of Zelda) sont réduits à néant, Ada est renvoyée vers sa base, un HUB qui permet de faire évoluer l’avatar de différentes façons. Les Sparklite que vous avez récupérés pourront servir à rendre le personnage plus résistant, améliorer l’équipement ou acquérir de nouveaux objets. Cette sensation de devenir de plus en plus fort suite à l’échec renvoie évidemment au Roguelite, et le jeu trouve le bon équilibre dans cette recette : même si on a ragé sur quelques runs, on est toujours contents de rentrer au HUB, ce qui pousse au nouvel essai. Signalons ici que le jeu peut être parcouru en coopération avec un second joueur, lequel incarnera le robot qui accompagne l’héroïne. Sa tâche sera principalement d’aider dans les énigmes, et de récupérer des Sparklite ici ou là. Tout cela aurait pu, aurait même dû donner l’une des plus belles surprises de cette fin d’année. Hélas, si Sparklite est un bon petit jeu, il ne gravit pas la dernière marche vers les sommets. En cause, une durée de vie rikiki pour un jeu du genre : il nous a fallu un peu plus de sept heures pour liquider le baron, sans oublier de pousser les améliorations du HUB au maximum. Et le tout en prenant notre temps. C’est trop léger, voire même déceptif car l’on sentait encore l’envie de parcourir cet univers. De plus, ne comptez pas sur une quelconque rejouabilité : une fois terminé, le soft ne propose aucun bonus, aucun mode de difficulté ajouté, pas de donjons secrets, rien. Quel dommage, et nous espérons que Red Blue Games aura de la suite dans les idées, c’est dommage de quitter Géodia aussi rapidement. Ce souci de durée de vie ne fait pas oublier la très séduisante direction artistique. Oui, l’on reconnaît de suite des éléments de The Legend Of Zelda : A Lnk To The Past, comme ces arbres ou ces couleurs typiques. On apprécie aussi le character design, ainsi que la gestion des différents effets, jamais envahissants. Tout juste pourra-t-on regretter un certain classicisme des environnements. Techniquement, le soft se tient remarquablement bien : nous n’avons pas remarqué le moindre bug, et pas une seule baisse de la fluidité. Aussi, signalons des menus clairs, notamment pour l’inventaire. Côté sons, les musiques signées Dale North et Kevin Mabie cultivent l’appel de l’aventure avec talent. Par contre, le bruitage de l’impact de l’arme avec les ennemis est un peu lourdingue.

Note : 14/20

Sparklite est typiquement ce genre de découverte que l’on peut conseiller sans hésiter, du moins si vous appréciez les codes du Roguelite. Malheureusement, le jeu passe juste à côté d’une note encore plus élevée, et d’un coup de coeur, à cause d’une durée de vie décevante, on aurait aimé y jouer beaucoup plus longtemps. Cependant, cela ne doit pas faire oublier les forces de ce titre si charismatique : une prise en mains au poil, un univers intéressant et une direction artistique qui réjouira les amateurs de The Legend Of Zelda : A Link To The Past. Espérons qu’une suite, plus massive, soit au programme…

Auteur

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 avant de lancer Jeux Vidéo Plus en 2021. Manque clairement de sommeil.

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Batterie à plat : les garagistes poussent-ils à la consommation ?

Par Eric BergerolleBatterie à plat : les garagistes poussent-ils à la consommation ?

le 07.01.2019 à 06h20

Lecture 13 min.

Toujours plus sollicitée, la batterie de votre auto rend l’âme plus tôt, parfois avant trois ans. Contrairement à ce qu’affirment des garagistes pas toujours bien informés, son remplacement n’est pas systématiquement nécessaire. Voici comment retarder une dépense de plusieurs centaines d’euros.

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Bardée d’électronique, une voiture moderne réclame une batterie renforcée, qui supporte mal les courts trajets répétés et les chargeurs à l’ancienne.

Image © Philippe Huguen / AFP

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Confrontés à des pannes à répétition, nos aïeux avaient pour la batterie de leur voiture des égards que nous navons pas. A tort. Car les défaillances qui passent pour des cas isolés cachent en réalité une véritable épidémie. Les dépanneurs de lAutomobile Club allemand (ADAC) rapportent ainsi que la batterie était la première cause dintervention en 2017, comme au bon vieux temps des carburateurs et des allumeurs à rupteur. Pas moins de 39 % des appels dautomobilistes en détresse avaient pour origine une tension électrique insuffisante, interdisant le démarrage du moteur ou bien son fonctionnement normal (puissance bridée, message dalerte au tableau de bord). Or, tout porte à croire que cette proportion est à la hausse.

Habitué à ne se soucier de sa batterie que tous les cinq à sept ans en moyenne, lorsque sonne lheure de la remplacer, lautomobiliste conclura quune défaillance précoce est le signe dune qualité en baisse. En vérité, cest tout le contraire : lentrée en vigueur de la norme Euro 6 en 2016 a conduit les constructeurs à monter sur leurs voitures des batteries renforcées (lire la définition en fin darticle), rendues nécessaires par la généralisation du système darrêt-démarrage automatique, de la récupération de lénergie cinétique et de lalternateur piloté.

Davantage sollicitée mais moins chargée, la batterie souffre

Ces trois systèmes poursuivent un même objectif : économiser de précieux décilitres de carburant pour grappiller quelques grammes de dioxyde de carbone durant les tests dhomologation. Il sagit déchapper au malus écologique qui frappe lacheteur, autant quaux amendes auxquelles sexpose le constructeur qui ne parviendrait pas à ramener dici 2021 la moyenne de ses émissions de CO2 sous un seuil déterminé.

En quoi la batterie de votre automobile aurait-elle à souffrir de cette stratégie arrêtée par les ingénieurs ? Pour la simple et bonne raison que le courant qui lalimente est produit par un alternateur quentraîne le moteur au prix dune légère surconsommation de carburant. Pour la réduire, les constructeurs ont pris le parti de ne plus faire tourner en permanence lalternateur. Cest lélectronique qui détermine quand lentraîner, en fonction de la demande en courant des accessoires et du taux de charge de la batterie.

Moins charger la batterie pour économiser du carburant

Là où le bât blesse, cest que les constructeurs semblent avoir poussé trop loin leur stratégie déconomie de carburant. Cest ce quexplique à Challenges Abel Santirso, représentant en France de lentreprise suédoise CTEK, premier fabricant au monde de chargeurs de batterie.

“Sur les véhicules récents, le calculateur est programmé pour interrompre lentraînement de lalternateur dès que le taux de charge de la batterie atteint les 85 %.” Ce seuil varie dun modèle à lautre, dun constructeur à lautre, en fonction de la règle programmée dans la puce électronique BMS (ou Battery Management System) branchée sur le pôle négatif. “La batterie nest jamais chargée à bloc, comme elle pouvait lêtre sur les véhicules davant la norme Euro 6 qui entraînaient en permanence leur alternateur.” Compulsant les données transmises par les constructeurs, CTEK estime que 40 % des véhicules récents (Euro 6) qui entrent à latelier pour leur révision ont besoin dune charge batterie.

40 % des véhicules récents roulent avec une batterie faible

En conséquence, au petit matin, la batterie de votre auto nest pas toujours au mieux de sa forme. Cest dautant plus vrai que sa capacité à emmagasiner le courant diminue rapidement, sous les coups dun travail harassant. CTEK en veut pour preuve les résultats dune étude réalisée par un grand fabricant de batteries (qui restera anonyme), qui constate que sur un véhicule âgé de seulement six mois, le système darrêt-démarrage automatique intervient déjà deux fois moins fréquemment quau sortir de lusine. La faute à une batterie dont la tension est jugée insuffisante par lordinateur qui pilote le système.

Encore sagit-il là dune durée moyenne : “La capacité de la batterie se dégradera plus vite dans les régions chaudes et sur un véhicule qui circule fréquemment en ville, où les arrêts et les démarrages sont plus fréquents”, souligne Abel Santirso.

Toujours plus délectronique embarquée

Comme si cela ne suffisait pas, la vaillante batterie au plomb de 12 volts doit assumer seule la demande en courant dun nombre croissant daccessoires de bord (écrans, téléphone et antenne Wifi, moteurs dassistance). “On dénombre en moyenne quelque 110 calculateurs par véhicule”, illustre Abel Santirso. “Anodine en apparence, la simple action de verrouiller à distance les portières consomme 25 ampères sur une Volkswagen Golf récente. Un quart dheure après, une foule de systèmes électroniques touchant à la gestion moteur et à linfodivertissement sont encore en éveil et consomment une intensité non négligeable.”

Autre exemple : sur les véhicules équipés dun frein de stationnement électrique, le calculateur est programmé pour vérifier la tension des câbles de serrage. “Sur une banale berline familiale telle quune Volkswagen Passat, cette action peut consommer jusquà 35 ampères”, reprend A. Santirso. Cette vérification intervient à intervalle régulier, ou bien lorsquun capteur détecte un mouvement. Par exemple au passage dun camion, du fait du déplacement dair.

“Cette consommation de courant non négligeable se cumule à dautres et conduit par exemple le constructeur allemand Daimler à mettre en garde ses clients : le démarrage du moteur nest plus garanti au-delà de quinze jours darrêt successifs car la puissance de la batterie risque de ne pas suffire.” Ceci vaut pour une batterie en parfaite santé. Certains conducteurs de véhicules récents — et pas seulement des Mercedes — ont eu la mauvaise surprise au retour dun séjour de quatre jours de retrouver leur batterie à plat.

Ce nest pas un hasard si BMW a réintroduit la jauge de batterie au tableau de bord ou que lapplication mobile de Mercedes affiche une alerte en cas de chute de tension.

Même à larrêt, une voiture consomme du courant

Ainsi que le rappelle Abel Santirso, les systèmes électroniques “tirent” sur la batterie sans que lautomobiliste nen ait conscience. Cest tellement vrai que les constructeurs mettent en place des procédures pour ménager la batterie du véhicule durant les opérations dentretien.

Chez Volkswagen par exemple, lappareil de diagnostic (contrôleur VAS 6161) invite le technicien à brancher une alimentation externe dès quil entame la moindre opération dentretien. Dans le jargon du métier, on appelle cela “stabiliser la batterie”. “Si des mises à jour logiciel ou des actions de flashage doivent être effectuées sur un véhicule, lappareil de diagnostic rappelle au technicien d’utiliser un chargeur de batterie dun courant de charge dau moins 70 A afin déviter tout problème”, précise Audrey Garousse, du service Relations Presse & publiques de Volkswagen France. Sur une Volkswagen Golf de 2015, à moteur essence 1.4 TSI, les gens de CTEK ont relevé que le seul fait de brancher la valise sur la prise diagnostic consommait un courant dune intensité de 33 ampères. Sur une Volkswagen Passat, actionner les étriers de frein arrière pour remplacer les plaquettes consomme quelque 55 ampères. Et ainsi de suite (la liste est longue, voir notre encadré.)

Nos voitures sont de plus en plus voraces en courantLe fabricant suédois de chargeurs de batterie CTEK a relevé les intensités de courant sur deux véhicules représentatifs du marché : une berline familiale compacte à moteur essence et un gros SUV à moteur Diesel. Sur la Volkswagen Golf 1.4 TSI, actionner le verrouillage centralisé consomme 24,20 ampères, contre 27,1 ampères sur le BMW X4, du fait non seulement des moteurs de serrure mais aussi de léveil de divers boîtiers électroniques. Tirer la portière consomme respectivement 7,1 A et 10,5 A ; mettre le contact quelque 26,5 A et 32,8 A ; baisser la vitre électrique, entre 35,7 A et 40,4 A ; actionner le frein de stationnement, entre 36,1 A et 30,6 A ; allumer les feux, entre 30,7 A et 27,68 A ; brancher une valise diagnostic, entre 33,1 A et 29,98 A. Le plus troublant est que ces actions, une fois accomplies, induisent encore une consommation résiduelle durant plusieurs minutes. Rappelons que correctement chargée, une batterie donnée pour une capacité de 70 ampères-heure (Ah) peut théoriquement délivrer un courant dune intensité de 70 ampères durant une heure.

Même son de cloche en provenance de BMW, où lintervention du technicien sur lélectronique de bord ne peut démarrer que si un chargeur externe est raccordé à la batterie. Idem chez Ford, où loutil de diagnostic IDS demande “la mise sous tension permanente ou, le cas échéant, la charge complète” de la batterie lorsque le technicien entame ses opérations de maintenance. “Lobjectif est de restituer un véhicule qui ne présentera pas de risque de “retour sur réparation” lié à la sollicitation de la batterie lors de la maintenance”, explique Olivier Gallic, Chef du Service Presse de Ford France. En clair, il sagit déviter au client de tomber en panne de batterie sur le chemin du retour.

Chez Peugeot, on considère que le risque nexiste quaprès une opération de téléchargement dune grosse mise à jour du calculateur de bord. Le branchement dun chargeur externe nest préconisé que dans ce seul cas, à condition bien évidemment que la bonne santé de la batterie ait été garantie par un diagnostic préalable. Dailleurs, chez tous les constructeurs, la batterie figure sur la liste des organes systématiquement contrôlés lors de lentretien périodique. Selon le diagnostic livré, le technicien procède à la charge de la batterie ou bien à son remplacement.

Les mécaniciens sont trop prompts à remplacer la batterie

Abel Santirso estime pour sa part que ce diagnostic nest pas toujours bien fait et que des batteries en bon état sont mises au rebut prématurément. “CTEK a évalué que 85,2 % des batteries démontées par les réparateurs et destinées au recyclage ne souffrent daucun défaut.”

Pourquoi un tel gâchis ? Parce que les outils de diagnostic concluent trop vite à la nécessité du remplacement de la batterie.

“Les véhicules modernes sont très énergivores. Pourtant, leur BMS ne charge la batterie que sur une plage très réduite de sa capacité, jamais au-delà de 85 %”, rappelle A. Santirso. “Ceci a pour effet dentamer rapidement le potentiel de charge de la batterie. Les premiers temps, le conducteur ne saperçoit de rien. Puis, il remarque que le système darrêt-démarrage automatique fonctionne moins tôt et moins souvent. Par la suite, certains équipements de bord refusent de fonctionner et lordinateur de bord génère un code erreur pour déclarer la batterie non conforme, parce quincapable de prendre la charge. Dans certains cas extrêmes, le moteur finit par passer en mode de fonctionnement dégradé : la puissance et le régime sont bridés, simplement parce que lordinateur juge la tension de la batterie trop faible, par exemple pour gérer louverture de la vanne EGR de recirculation des gaz déchappement. Le client se dirige alors vers son réparateur qui conclue trop vite à la nécessité de remplacer la batterie. Alors que son reconditionnement est possible.”

Abel Santirso fait là référence aux chargeurs de batterie dits “intelligents” dont CTEK sest fait une spécialité. Déclinés dans des variantes à destination des professionnels comme des particuliers, ces appareils sont capables non seulement de réguler la tension de charge (afin de limiter léchauffement de lélectrolyte), mais aussi de scinder le processus en plusieurs phases danalyse et de désulfatage.

Cette opération consiste à détacher les cristaux de sulfate qui sagglomèrent sur les plaques de plomb et réduisent peu à peu la capacité de la batterie. Notez que la sulfatation démarre dès que la tension chute sous 12,42 volts, très précisément. Par conséquent, une batterie qui nest pas chargée à 100 % sulfate plus vite et perd rapidement de sa capacité.

Tous les 3 mois, offrez une charge nocturne à votre batterie

Nimporte qui peut procéder à ce traitement en branchant à domicile un chargeur dit intelligent. “Je recommande une désulfatation une fois par an et une charge nocturne tous les trois mois environ. Nos études ont mesuré que ce régime permet de limiter la perte de capacité à 4,6 % après 1.080 heures de fonctionnement, soit léquivalent de deux ans et demi de circulation en ville. Sans traitement, la perte de capacité sélève à 40 % en moyenne en deux ans et demi.” CTEK promet ainsi de multiplier par trois lespérance de vie dune batterie renforcée de type AGM, dont le remplacement peut coûter jusquà 400 euros. En partie parce que lintervention dun technicien est indispensable, pour “appairer” la nouvelle batterie au système de gestion électronique de lauto.

A en croire CTEK, les ateliers séquipent progressivement en chargeurs intelligents : ils sont de plus en plus nombreux à proposer lentretien de la batterie au titre de leurs services. “En Allemagne, lorsquun véhicule se présente à latelier, le technicien procède systématiquement au diagnostic de la batterie, sans que le client nait à le demander. En France, ce nest pas encore vrai partout”, déplore Abel Santirso. Une telle discipline permettrait pourtant de prévenir plutôt que de guérir une baisse de forme de la batterie, pour en prolonger utilement la durée de vie.

Entre 200 et 400 euros pour remplacer une batterie

Les précautions nécessaires sont-elles prises dans les garages indépendants et dans les réseaux de la réparation rapide ? Norauto nous indique profiter des moments où le moteur est démarré durant la révision pour procéder aux opérations de diagnostic et épargner ainsi la batterie. Lorsquelles séternisent, un chargeur externe est raccordé. Enfin, des outils de diagnostic font appel à des “algorithmes brevetés” pour faire distinguer les batteries bonnes à sauver des bonnes à jeter.

A la fin, tout repose sur le bon vouloir du mécanicien et sur le sérieux de la formation quil reçoit. Hélas pour le consommateur, il semble bien délicat dexiger de son garagiste quil raccorde une alimentation externe à la batterie de son véhicule. A tout le moins, il devrait prendre lhabitude de demander le diagnostic systématique de sa batterie, sans attendre les premiers signes de faiblesse. Mieux, lautomobiliste moderne va devoir faire siennes les habitudes de nos grand-pères qui branchaient la batterie durant la nuit. Gare ! Le vieux chargeur dantan — vous savez, ce gros cube en tôle qui débite une tension forte et constante — ne fera pas laffaire : il risque dendommager une batterie moderne, quelle soit renforcée ou non.

Quest-ce quune batterie renforcée ?Dans une batterie renforcée dite AGM (de langlais Absorbent Glass Mat), lacide de lélectrolyte ne circule pas librement mais est retenu par de minces feuille de fibre de verre (glass mat) qui agissent tels des buvards entre des plaques de plomb plus nombreuses. Les échanges électroniques comme la résistance aux vibrations sen trouvent améliorés, au profit de lendurance comme de la puissance délivrée. Inconvénient, ces batteries AGM ne tolèrent plus les tensions élevées assénées brusquement par un chargeur de batterie traditionnel. Vous savez, cette boîte en tôle rouge qui traîne dans le garages depuis lépoque où les carburateurs mal réglés, les vis platinées usées et les condensateurs hésitants rendaient acrobatique le démarrage à froid.Dans une batterie renforcée dite EFB (enhanced flooded battery ou batterie humide optimisée), lélectrolyte liquide conventionnel est conservé mais il circule entre des plaques positives et négatives mieux isolées, pour une meilleure résistance à la chaleur. La batterie EFB est moins chère que la batterie AGM : pour cette raison, la première est préférée par les constructeurs de modèles de très grande diffusion, la seconde se trouvant plus volontiers sur les modèles haut-de-gamme.

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Asus UX425JA : déjà 200 € de réduction pour cet ultrabook propulsé par un Intel Core 11e gen

SommaireAsus UX425JA : déjà 200 € de réduction pour cet ultrabook propulsé par un Intel Core 11e gen

L’offre

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La gamme ZenBook d’Asus s’agrémente d’une nouvelle référence ultrabook avec le modèle UX425JA-BM157T. Tout récemment lancé à 999 euros chez la majorité des e-commerçants, ce PC portable “abordable” voit déjà son prix baisser de 200 euros chez Boulanger pour finalement passer à 799 euros après réduction.

Malheureusement cette offre est maintenant terminée. Pas de panique, vous pouvez retrouver les meilleurs bons plans disponibles actuellement sur Frandroid ou sur notre Twitter Frandroid Bons Plans

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Si vous êtes à la recherche d’un laptop léger pour le transporter facilement au quotidien, suffisamment puissant pour faire de la bureautique sans subir de ralentissements et surtout pas trop cher, le Asus ZenBook UX425JA-BM157T est l’ultrabook qu’il vous faut. Il est en ce moment disponible avec 20 % de réduction.

La fiche technique du Asus UX425JA

Un écran NanoEdge de 14 pouces (Full HD)

Un Intel Core i5-1135G7 avec 8 Go de RAM

Un SSD ultra rapide avec 512 Go de stockage

Le NumberPad sur le pavé tactile, très pratiqueAsus UX425JA : déjà 200 € de réduction pour cet ultrabook propulsé par un Intel Core 11e gen

Au lieu de 999 euros, le Asus ZenBook UX425JA-BM157T est aujourd’hui en promotion à 799 euros chez Boulanger.

Retrouvez le Asus ZenBook UX425JA à 799 € chez Boulanger

Un ultrabook léger et compact

Le Asus ZenBook UX425JA-BM157T est un nouvel arrivant dans la gamme des ultrabooks du constructeur taïwanais. Il a pour but de proposer un prix plus compétitif sans changer la formule gagnante des autres modèles. On retrouve alors toujours le même design élégant sobre et minimaliste avec un clavier qui s’étend de gauche à droite sans laisser de bordures. Il n’y a évidemment pas assez d’espace pour un pavé numérique sur une machine de 14 pouces, ce pour quoi le NumberPad est présent directement sur la zone tactile juste en dessous.

Avec des dimensions de 1,4 x 31,9 x 21 cm et un poids de seulement 1,2 kg, ce PC portable vous suivra facilement dans tous vos déplacements. La diagonale d’écran fait elle 35,6 cm, ce qui est largement suffisant pour faire de la bureautique ou regarder du contenu.

La puissance de la 11e génération de processeurs Intel

Autant être clair, le PC portable d’Asus n’est pas un bête de compétition. Il ne possède d’ailleurs même pas une carte graphique intégrée, car il n’est tout simplement pas conçu pour une utilisation gaming. En revanche, son performant Intel Core i5-1135G7 épaulé par 8 Go de mémoire vive délivre suffisamment de puissance pour répondre à tous les autres besoins, que ce soit pour naviguer sur Internet, utiliser des logiciels gourmands pour le montage photo/vidéo et bien d’autres. Son SSD de 512 Go branché via les ports PCi Express aidera d’ailleurs grandement à réduire les temps de chargement ainsi qu’à conserver une bonne fluidité dans vos différentes tâches.

Le constructeur annonce enfin une autonomie considérable pour son nouveau ZenBook, soit 22 heures. Ce chiffre dépend évidemment de l’utilisation, comptez donc plutôt une bonne dizaine d’heures avec une activité normale. Niveau connectique, on retrouve un port HDMI, deux ports USB-C, un port USB-A et un port microSD. Et si ça ne suffit pas, le Bluetooth 5 et le Wi-Fi sont également de la partie.

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Pour comparer avec d’autres PC portables

Afin de découvrir la concurrence du Asus ZenBook UX425JA-BM157T sur le même segment tarifaire, nous vous invitons dès maintenant à consulter notre guide des meilleurs PC portables à moins de 1 000 euros en 2021.

Quels sont les meilleurs PC portables à moins de 1000 euros en 2021 ?Asus UX425JA : déjà 200 € de réduction pour cet ultrabook propulsé par un Intel Core 11e gen

On trouve aujourd’hui de bons PC portables sous les 1000 euros, mais l’offre est très diverse et la qualité inégale. Voici nos recommandations pour ne pas vous tromper.Lire la suite

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Les Chromebooks prouvent qu’un ordinateur polyvalent n’a plus besoin d’être coûteux

Article sponsorisé par GoogleLes Chromebooks prouvent qu’un ordinateur polyvalent n’a plus besoin d’être coûteux

Que ce soit pour le divertissement, le travail ou la simple navigation sur le Web, les Chromebooks ont prouvé qu’il n’était plus nécessaire d’aller piocher dans son livret A pour disposer d’un ordinateur portable polyvalent et puissant. En fait, en 2020, a-t-on encore besoin de dépenser une fortune pour obtenir un ordinateur performant ?

Depuis leur arrivée sur le marché à la fin des années 2000, les Chromebooks se sont métamorphosés. Il faut dire que ces ordinateurs articulés autour de Chrome OS, système d’exploitation lui-même développé autour du cloud, se sont placés comme des appareils polyvalents et performants tout en gardant un prix accessible. Que ce soit pour du divertissement ou de la productivité, ils remplacent aujourd’hui n’importe quel ordinateur traditionnel.

Ainsi, entre son OS léger capable de tourner sans problème sur une configuration d’entrée de gamme, sa compatibilité avec des milliers d’applications disponibles sur Google Play Store, son antivirus intégré et gratuit, et sa vitesse d’exécution, un Chromebook est dorénavant l’un des meilleurs outils pour répondre à tous les types d’usages.

C’est quoi un Chromebook ?

Les Chromebooks sont des ordinateurs portables sûrs, rapides et intelligents qui tournent sous Chrome OS, le système d’exploitation développé par Google. L’aspect matériel (design, composants) est géré par de grands constructeurs comme Acer ou HP, contraints de suivre un cahier des charges très précis afin que Chrome OS fonctionne de manière optimale.

Les Chromebooks possèdent des particularités intéressantes sur le marché des ordinateurs portables. Ils démarrent en quelques secondes, ils bénéficient d’un antivirus gratuit déjà intégré, et ils disposent d’une batterie très endurante. De même, ils bénéficient d’un design léger et fin, dans le but de se glisser facilement dans un sac pour vous accompagner partout. Quant à la suite d’applications Google, elle est parfaitement intégrée aux Chromebooks, qui embarquent nativement toutes les applications phares de Google (Gmail, YouTube, Google Docs, Chrome, etc.).

Surtout, il est possible d’installer n’importe quelle application Android en passant par le Google Play Store. Vous pouvez ainsi aussi bien installer Netflix, que la suite Office 365, Adobe Lightroom ou encore VLC.

Les applications compatibles avec Chromebook ne manquent pas.

Démarrage rapide, mises à jour régulières… Les Chromebooks conservent leurs performances dans le temps

Même les Chromebooks à moins de 500 euros restent performants dans le temps. Google a en effet développé Chrome OS comme un système d’exploitation léger capable de tourner de manière optimale aussi bien sur des configurations légères que sur des fiches techniques plus premium.

Cela signifie qu’un Chromebook fonctionnera parfaitement bien, même si vous ne possédez pas la dernière génération de processeurs. Ainsi, un Chromebook ne prendra que quelques secondes pour démarrer, tout comme pour sortir de veille. Vous pourrez donc utiliser votre machine sans attendre. D’autant plus qu’étant articulé autour du cloud, Chrome OS se met à jour automatiquement en arrière-plan pour rester constamment au top de ses performances.

Surtout que ces mises à jour se font sans interrompre votre travail en cours. Fini les redémarrages inopinés en plein milieu de la gestion d’un tableur juste pour installer une minuscule mise à jour.

Même la retouche d’image ne pose aucun souci de performances aux Chromebooks.

Qui plus est, Google a fait le choix d’intégrer ses applications Google Drive (Google Docs, Sheets, Slides) dans le cloud, ce qui permet de dégager de l’espace sur la mémoire physique des Chromebooks. Cela permet non seulement d’utiliser efficacement une machine avec un faible espace de stockage, mais également de dédier la mémoire interne uniquement aux applications-tierces plus gourmandes.

Comment les Chromebooks favorisent notre productivité

La synchronisation constante de Chrome OS avec le cloud et les applications Google Drive permet de rester productif à tout instant. En effet, les sauvegardes automatiques protègent contre la perte inopinée d’un travail en cours en cas de déconnexion soudaine.Les Chromebooks prouvent qu’un ordinateur polyvalent n’a plus besoin d’être coûteux

L’une des forces de Google Drive en matière de productivité est qu’il permet la mise en place du travail collaboratif en temps réel. Ainsi, vous pouvez vous retrouver à plusieurs utilisateurs sur un même fichier Google Docs et le modifier en même temps. Qui plus est, vous pouvez interagir avec vos collègues en discutant directement via le chat intégré sur les documents. Sans oublier la possibilité d’ajouter des commentaires en marge du document.

On vous le disait plus tôt, les Chromebooks sont compatibles avec des milliers d’applis disponibles sur le Google Play Store, et donc avec de nombreux logiciels pro’ comme la suite Office 365 ou Adobe Lightroom. Ce qui vous assure un gain de temps considérable puisque vous pouvez conserver vos habitudes de travail sans devoir réapprendre à vous servir d’un nouveau logiciel.

Enfin, l’antivirus intégré aux Chromebooks assure gratuitement une protection constante contre les programmes malveillants. Mieux, les ordinateurs sous Chrome OS peuvent également compter sur une puce de sécurité afin de protéger les données les plus sensibles sur lesquelles vous travaillez.

Travaillez où que vous soyez

L’autre avantage des applications Google Drive intégrées dans le cloud est qu’elles permettent d’accéder à ses fichiers depuis tout appareil connecté à Internet, tels qu’un smartphone, une tablette ou un ordinateur.

Cela dit, contrairement à la croyance populaire, un Chromebook n’a pas besoin d’être connecté pour continuer à fonctionner. Ainsi Chrome OS permet d’accéder à ses documents ou aux applications qui disposent d’un mode hors-ligne, de travailler sur un tableur Google Sheets, d’intégrer de nouveaux documents sur votre Drive, le tout sans avoir accès à Internet. Mieux, leur batterie longue durée vous évite non seulement l’encombrement du chargeur lors de vos déplacements, mais vous assure également des sessions de travail ou de divertissement ininterrompues. Parfait pour continuer à travailler toute la journée même si une panne Internet dure.

La suite bureautique Google est intégrée nativement sur les Chromebooks.

En effet, grâce à la synchronisation, une fois la connexion rétablie, le Chromebook et Google Drive mettent à jour vos modifications dans les fichiers puis les sauvegardent automatiquement.

Et dans certains cas, les applications tierces peuvent elles aussi fonctionner sans Internet. On pense notamment à Spotify, à condition d’avoir un abonnement à Spotify Premium, ainsi qu’à Netflix. Preuve supplémentaire s’il en fallait que les Chromebooks restent des ordinateurs connectés mais non dépendants d’Internet.

Jeux vidéo, Netflix : un catalogue d’applications de divertissement complet

On vous le disait plus tôt, les Chromebooks sont compatibles avec des milliers d’applications Android. En effet, depuis 2016, Google a intégré la boutique Google Play Store à Chrome OS, ce qui permet de profiter de la quasi-totalité du catalogue d’applis sur son ordinateur portable.

Grâce à cette compatibilité, les Chromebooks ne proposent plus uniquement la suite bureautique de Google. Ainsi, vous pouvez utiliser des logiciels comme Photoshop Express ou PowerPoint pour travailler sur votre Chromebook.

Mais surtout, le Google Play Store est la garantie de trouver facilement des applications de divertissement pour son Chromebook. Si ces ordinateurs ne feront jamais tourner un jeu AAA sur leur puce graphique, tous les hits du Play Store sont accessibles : Hearthstone, Candy Crush et même Among Us.

Bien entendu, des services comme Stadia, Nvidia GeForce Now ou Shadow sont disponibles pour celles et ceux qui tiennent absolument à jouer à des jeux 3D gourmands (Metro Exodus, Assassin’s Creed Odyssey) sur leur Chromebook. Le jeu dans le cloud est aujourd’hui une solution tout à fait viable. D’autant que ces services de cloud-gaming tournent parfaitement sur Chrome OS. Il suffit d’installer leur application dédiée depuis le Play Store.

Tout ne tourne pas autour du jeu vidéo pour se divertir, voilà pourquoi il est également possible d’installer des applis comme Netflix, Amazon Prime Video, Spotify ou VLC sur son Chromebook.

Quel Chromebook choisir ?Les Chromebooks prouvent qu’un ordinateur polyvalent n’a plus besoin d’être coûteux

Le Acer CB314 à 349 euros

Le Acer CB314 a l’avantage de se placer comme un Chromebook abordable avec très peu de compromis. Acer mise ainsi sur un processeur Intel Celeron N4000 avec 4 Go de mémoire vive et une partie graphique propulsée par UHD Graphics 600 d’Intel. Si cette fiche technique ne rivalise pas avec celles du Acer CP713 ou du Asus C433, elle fera tourner tout aussi bien Chrome OS que ses pairs. Il faut dire que le système d’exploitation de Google est suffisamment léger pour fonctionner de manière optimale sur toutes les configurations.

Le Acer CB314 dispose de 2 ports USB-C, de 2 ports USB-A et d’un emplacement pour microSD, ce qui permet de transformer l’ordinateur en véritable centre multimédia pour diversifier les usages.

Le Acer CB314 est habituellement proposé à 349 euros chez Amazon. Cela dit, une promotion de 80 euros s’applique, ce qui fait dégringoler le prix du Chromebook à 269 euros.

Le Asus C433 à 499 euros

A n’en point douter, le Asus C433 a tout du Chromebook haut de gamme. Son design bénéficie d’un cachet luxueux du plus bel effet grâce a son corps métallique et ses touches rétroéclairées en métal. L’écran, lui, occupe 85 % du corps de l’ordinateur grâce à ses bordures très fines. Il délivre ainsi une surface d’affichage agréable, particulièrement appréciable lors du visionnage d’une série ou d’un film. D’autant que cette dalle de 14′′ est tactile ce qui, couplée à la charnière 360° du Asus C433, permet de transformer l’ordinateur en tablette.

Sous le capot, on déniche un processeur Intel Pentium Gold 4415Y, une architecture graphique Intel UHD Graphics 615 et 8 Go de mémoire vive. Avec un tel combo dans sa besace, le Asus C433 fait tourner parfaitement Chrome OS.

Le Asus C433(8+64 Go) est disponible chez Darty au prix de 499 euros.

Le Acer CP713 à 799 euros

Celles et ceux à la recherche d’un Chromebook qui ne montrera pas le moindre signe de faiblesse dans les tâches gourmandes aussi bien professionnelles que divertissantes auront vite fait de se tourner vers le Acer CP713. Ce Chromebook jouit d’une configuration suffisamment efficace (avec notamment un processeur Intel Core i3 de 10e génération) pour garantir une expérience constamment fluide. Mieux, son écran tactile de 13,5 pouces s’ouvre à 360°, métamorphosant ainsi le Acer CP713 en tablette.

Le Acer CP713, avec son autonomie de 10 heures, se place comme un Chromebook premium fort pourtant d’un tarif accessible. Le Acer C713 affiche ainsi le prix de 799,99 euros chez la Fnac.

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Navigation privée : attention, vous ne serez PAS anonyme

La navigation privée est une fonctionnalité présente sur tous les navigateurs web. On la retrouve sur Chrome, Firefox, Safari, Internet Explorer ou même Opéra. Contrairement à ce que beaucoup d’internautes pensent, la navigation privée n’est en aucun cas anonyme.Navigation privée : attention, vous ne serez PAS anonyme

Au cours de cet article, je vais vous expliquer exactement ce qu’est la navigation privée, en quoi elle peut être intéressante, et en quoi ses limites se font vite ressentir. Je vous expliquerai aussi comment faire si vous souhaitez naviguer non pas de manière “privée”, mais de manière “anonyme” – deux termes qui n’ont absolument rien à voir.

Qu’est-ce que la navigation privée ?

La navigation privée est un mode que vous pouvez activer dans votre navigateur web afin d’éviter l’enregistrement de votre historique web, des cookies, ou des informations (formulaires) que vous remplissez lorsque vous naviguez sur internet. Ce sont des petites informations qui sont alors stockées par votre navigateur et qui peuvent être réutilisés pour vos connexions ultérieures.

Lorsque vous allez en navigation privée sur Chrome (ou Firefox, ou autre), il est très clairement stipulé que le navigation privée empêchera “les autres utilisateurs de cet appareil” de voir votre activité. En aucun cas, la navigation privée ne permet de naviguer de manière réellement “privée”, sous entendu, anonyme sur internet.

Comme vous pouvez le voir sur la capture d’écran ci-dessous, sur Google Chrome, lorsque vous allez en navigation privée, votre activité va rester totalement visible pour un certain nombre de tiers. Ci-dessous, la liste de ceux qui sauront précisément tout ce que vous aurez fait sur internet :

Les sites que vous visitez

Les administrateurs du réseau auquel vous êtes connecté (lieu de travail, université, hôtel, Wi-fi public type Starbucks,…)

Les fournisseurs d’accès à internet

Ces derniers peuvent absolument tout tracer et voir les sites que vous visitez. Vous l’avez compris, la navigation privée n’a alors rien de privé, que ce soit sur Chrome, Safari, Firefox, ou tout autre navigateur web (à l’exception du navigateur TOR dont le fonctionnement repose justement sur l’anonymat).

© Presse-citron

Mais alors, la navigation privée, à quoi ça sert ?

Bien qu’elle ne rende en aucun cas anonyme, elle peut tout de même s’avérer utile dans certains cas. Prenons l’exemple d’un ordinateur partagé dans un lieu public, comme à l’hôtel par exemple. Si vous utilisez Google Chrome sans être en navigation privée et que vous quittez l’ordinateur, le prochain utilisateur pourra voir tous les sites que vous avez regardé en consultant simplement l’historique.

En navigation privée, dès lors que vous fermez Chrome, tout l’historique disparaît automatiquement. En ouvrant une nouvelle session, il sera alors impossible de retrouver l’historique.

Aussi, lorsque vous naviguez en mode privé, les cookies ne pourront pas rester dès que vous fermez la fenêtre. Cela vous permet de ne pas vous faire tracker par les agences de publicité, par exemple. Vous ne verrez ainsi pas des publicités ciblées apparaitre sur votre écran à la prochaine connexion. Vous avez ainsi un confort de ne pas se sentir comme une proie pour les publicitaires. Cela dit, cela n’empêche pas ces derniers de suivre vos déplacements sur internet.

Au final, pour faire simple, les seuls avantages de la navigation privée est de supprimer automatiquement votre historique et d’empêcher la pose de cookies.

Comment aller en navigation privée sur Chrome, Firefox, etc ?

Maintenant que vous avez bien compris qu’est-ce que la navigation privée, nous allons vous expliquer comment vous mettre en navigation privée. Sachez que l’on ne va pas détailler cela pour tous les appareils (Mac, Android, iPhone,…) puisque la démarche est semblable. Il en va de même pour les différents navigateurs qui ont tous le même chemin pour se rendre en navigation privée.

Sur ordinateur

Que vous soyez sur Mac ou Windows et que vous utilisez Chrome, Firefox, Safari, Internet Explorer ou tout autre navigateur, la technique pour aller en navigation privée consistera simplement à cliquer en haut à gauche de votre écran sur “Fichier” puis “Nouvelle fenêtre de navigation privée”.

Sur l’image ci-dessous, l’exemple est réalisé sur Firefox (désolé, mon ordinateur est réglé en anglais) mais vous voyez que cela n’a vraiment rien de compliqué. Il est on ne peut plus simple de passer en navigation privée. C’est une fenêtre qui se matérialise en général avec un bandeau noir en haut (alors qu’il est blanc lorsque vous êtes en navigation publique).

© Presse-citron

Sur smartphone ou tablette

Si vous voulez aller en navigation privée sur votre smartphone (iOS, Android) ou votre tablette, ce n’est pas plus compliqué. Sur l’exemple ci-dessous, nous sommes sous Android et utilisons Chrome mais sachez que ce sera quasiment pareil sur Safari avec un iPhone ou un iPad par exemple.

Cliquez sur les 3 petits points en haut à droite, un menu va s’ouvrir, et vous n’aurez alors plus qu’à cliquer sur “Nouvel onglet nav. privée” afin qu’une nouvelle page s’ouvre en navigation privée. Vous l’avez compris, dès que vous fermerez cette page, aucun historique n’aura été conservé.

© Presse-citron

Comment naviguer de manière anonyme sans laisser de trace ?

Vous avez bien compris que la navigation privée ne permet pas du tout d’être anonyme. Vous pourrez simplement éviter la conservation automatique de votre historique. En revanche, si vous voulez vous connecter “en secret” à des sites sur votre lieu de travail, à l’université, dans votre chambre d’hôtel ou autre, il va falloir utiliser un autre outil pour passer de “navigation privée” à “navigation anonyme”.

L’outil en question qui permet de rendre votre navigation anonyme est le VPN, ou Virtual Private Network. Ce logiciel, que vous pourrez installer aussi bien sur ordinateur, tablette, smartphone ou même sur votre Smart TV, vous permet de naviguer de manière totalement privée et anonyme. Personne ne saura ce que vous avez fait sur internet, même pas votre FAI.

Comment est-ce que ça fonctionne ?

Lorsque vous vous connectez au VPN depuis l’application, ce que vous faites en réalité, c’est que vous vous connectez à un serveur du fournisseur de VPN. En vous connectant à l’un de ces serveurs, vous :

Chiffrez automatiquement vos données

Obtenez une nouvelle adresse IP avec laquelle vous allez naviguer

Le fait que vos données soient chiffrées empêche à votre fournisseur d’accès à internet, à l’administrateur réseau, ou même aux agences d’espionnage, de voir ce que vous faites. En revanche, ils voient simplement que votre connexion se connecte à un serveur tiers (qui appartient à l’éditeur du VPN). Après ça, ils perdent totalement votre trace, et ils ne sauront pas ce que vous faites.

Afin d’être vraiment anonyme, le VPN vous donne donc une nouvelle adresse IP pour que personne ne puisse savoir qui vous êtes. Non seulement, il est alors impossible de voir ce que vous faites (car les données sont chiffrées) mais en plus, vous n’utilisez plus votre adresse IP, mais celle du VPN, et, du coup, on ne peut plus savoir qui vous êtes. À titre d’exemple, ExpressVPN, le meilleur VPN, propose plus de 3 000 serveurs dans 94 pays auxquels vous pourrez vous connecter.

C’est ainsi qu’un VPN premium vous permet de naviguer de manière réellement anonyme et “privée”.

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Quel VPN pour naviguer anonymement ?

Afin de pouvoir naviguer de manière réellement anonyme il faut impérativement un VPN qui :

Ne conserve aucun log (aucun journal de vos activités)

Dispose de chiffrement robuste (AES 256 bits avec différents protocoles à disposition)

Propose la fonctionnalité Kill Switch

Le VPN qui répond le mieux à ces 3 critères de choix est ExpressVPN.

Capture d’écran ExpressVPN © Presse-citron

ExpressVPN est le leader mondial des VPN avec un service de très grande qualité qui est compatible Mac, Windows, Android, iOS, Smart TV, Amazon Fire Stick et vous pourrez même l’installer sur certains routeurs compatibles.

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Avant de vous engager, n’hésitez-pas à voir notre avis détaillé d’ExpressVPN pour tout connaître sur cet excellent fournisseur.

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commune nouvelle Val de Briey : premiers effets concrets

T out cela va dans le sens de l’histoire. Depuis la création des communes en 1792, le paysage politique a quand même bien changé et la situation institutionnelle de communes comme la nôtre devenait un peu “étroite” ». La formule est signée Jean-François Benaud. Et elle se rapporte à la commune nouvelle dans laquelle Mance a fait son entrée officielle, le 1commune nouvelle Val de Briey : premiers effets concrets

er

janvier dernier, aux côtés des voisins mancieullois et briotins.

« C’était un rapprochement intéressant, qui nous offrait davantage de marges de manœuvres financières tout en permettant de pérenniser les racines de notre village », note le désormais maire-délégué mançois. Et celui-ci n’a pas besoin d’aller bien loin pour étayer son propos. Il nous conduit, en effet, dans la salle de classe de l’école Robert-Dehlinger qui jouxte la mairie. Un nouveau tableau numérique y a été installé et les vingt-cinq élèves de Sophie Willer disposent en outre de plusieurs ordinateurs. « Ce sont des investissements que nous n’aurions pas eu les moyens d’enclencher si nous étions restés seuls. Pour nous, les dotations de l’Etat ont baissé de 30 % sur les trois dernières années… Là, nous savions qu’il y aurait fusion des trois budgets au 1

er

janvier », indique Jean-François Benaud.

« Cet équipement fait partie des choses que nous avons pu anticiper en commençant à travailler ensemble, avec Mancieulles et Briey, au cours du second semestre de l’année écoulée. » Le gain, du côté de Mance, ne se limite pas à l’installation du matériel informatique à l’école. « Par exemple, nous avons pu renforcer notre personnel administratif et nous allons aussi pouvoir stabiliser les emplois de nos deux ouvriers communaux. Et nous avons pu réhabiliter une salle à usage associatif. » Utilisée, la majeure partie du temps, par les membres du Couarail, la salle en question a profité d’un grand rafraîchissement : le plafond y a été refait et une cuisine y a été installée.

Mancieulles, même tableau

Une poignée de kilomètres plus loin. Mairie de Mancieulles. Là aussi, à en croire le maire-délégué, l’entrée dans la commune nouvelle du Val de Briey a déjà apporté son petit lot de satisfactions.

« Nous avions un projet déjà bien avancé, avant le passage au Val de Briey, portant sur l’informatisation des écoles primaire et maternelle, d’un montant d’environ 50 000 euros. Nous l’aurions mené à terme, mais sûrement pas tout de suite. On l’avait d’ailleurs gelé , avance André Fortunat. Alors oui, pour nous, la possibilité de le réaliser sans attendre, c’était une aubaine. »

Un tableau numérique a ainsi trouvé sa place dans la classe de la directrice, Isabelle Warin, et les élèves l’utilisent depuis la rentrée de janvier dernier. « Nous attendons maintenant la livraison de vingt-quatre ordinateurs » souligne la directrice.

« Avec le Val de Briey , poursuit André Fortunat, par ailleurs 1

er

adjoint de la commune nouvelle dirigée par François Dietsch , nous sommes entrés dans une nouvelle dimension. » Un autre projet est en passe de se concrétiser dans la localité : il aboutira à l’aménagement des sanitaires dans les locaux du périscolaire.

Edition Briey

Vie associative

Culture – Loisirs

Val de Briey

Briey-bassin