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Quel Mac acheter si j’étais étudiant aujourd’hui ? À la une Ailleurs sur le web 211 commentaires Actualités Tests Galerie Sur iGen et WatchG Actualités Galeries Tests À propos de MacGeneration Les sites de MacGeneration Les services de MacGeneration Trucs

J’ai acheté mon premier Mac en 2006. À l’époque, j’étais étudiant depuis environ six mois et mon PC portable sous Linux ne me servait à rien. J’avais besoin d’un ordinateur pour travailler, pas pour bricoler, et je ne voulais pas du tout de Windows. C’est assez naturellement que je me suis tourné vers les Mac, d’abord un iBook G4 qui m’a (fort bien) servi une dizaine de mois avant de laisser la place à un magnifique MacBook noir.Quel Mac acheter si j’étais étudiant aujourd'hui ? À la une Ailleurs sur le web 211 commentaires Actualités Tests Galerie Sur iGen et WatchG Actualités Galeries Tests À propos de MacGeneration Les sites de MacGeneration Les services de MacGeneration Trucs

Pomme blanche sur un fond noir. On ne passait pas inaperçu avec ce Mac…

Pour ceux qui ne suivaient pas l’actualité d’Apple à l’époque, on avait deux options si on voulait un Mac portable. Il y a dix ans, le constructeur vendait soit un MacBook 13 pouces en plastique, soit un MacBook Pro 15 ou 17 pouces en aluminium. Le MacBook Air n’existait pas encore et il n’était même pas question d’iPad. Les choix étaient plus limités donc et pour un étudiant, le MacBook était le choix évident.

Convaincu par les Mac, je me suis naturellement tourné vers ces MacBook courant 2007. J’ai attendu leur mise à jour au mois de mai — six mois après la précédente, car oui, à l’époque, il y avait deux mises à jour par an — et j’ai cassé ma tirelire. Bénéficiant de la promotion étudiante à hauteur de 12 %, j’ai même pu m’offrir le modèle haut de gamme, le MacBook noir, qui valait 1450 € neuf et que j’ai payé environ 1275 €.Quel Mac acheter si j’étais étudiant aujourd'hui ? À la une Ailleurs sur le web 211 commentaires Actualités Tests Galerie Sur iGen et WatchG Actualités Galeries Tests À propos de MacGeneration Les sites de MacGeneration Les services de MacGeneration Trucs

Cet ordinateur m’a suivi pendant toutes mes études et je ne l’ai abandonné qu’en commençant à travailler chez MacGeneration, à l’automne 2010. Trois ans de bons et loyaux services, des heures de notes pendant les cours, plusieurs mémoires à la fac… autant dire qu’il m’a bien servi et il a ensuite rendu service pendant cinq années supplémentaires dans ma famille.

Il a pris des coups, mais je ne suis pas le seul responsable : après moi, il a servi à plusieurs personnes dans ma famille et il fonctionnait encore au quotidien il y a un an.

Si j’étais étudiant aujourd’hui et que je devais acheter un ordinateur pour m’accompagner en cours, qu’est-ce que je choisirais ? Cette question est apparue autour de la table de repas de MacGeneration et elle s’est avérée plus difficile qu’escomptée. En admettant que j’ai le même budget qu’à l’époque, soit au maximum 1450 € avant réduction, quel Mac est-ce que je choisirais ?Quel Mac acheter si j’étais étudiant aujourd'hui ? À la une Ailleurs sur le web 211 commentaires Actualités Tests Galerie Sur iGen et WatchG Actualités Galeries Tests À propos de MacGeneration Les sites de MacGeneration Les services de MacGeneration Trucs

Apple ne propose plus de Mac comme le MacBook

Le premier constat, c’est qu’Apple ne propose plus de machines comme le MacBook d’alors. Cela nous semble étrange aujourd’hui, mais en 2007, la gamme des Mac portables était très simple et très cohérente. Entre l’entrée de gamme vendue à peine plus de 1000 € et le MacBook Pro 17 pouces vendu à partir de 2800 €, il n’y avait pas le gouffre qui sépare actuellement un MacBook Retina d’un MacBook Pro 15 pouces.

Le MacBook noir était vendu 200 € de plus uniquement pour son disque dur légèrement plus gros. Mais il souffrait aussi nettement moins de problèmes de plastique craquelé (et il était plus classe). Cliquer pour agrandirQuel Mac acheter si j’étais étudiant aujourd'hui ? À la une Ailleurs sur le web 211 commentaires Actualités Tests Galerie Sur iGen et WatchG Actualités Galeries Tests À propos de MacGeneration Les sites de MacGeneration Les services de MacGeneration Trucs

Les deux familles de Mac portables se distinguaient sur de nombreux points. La taille d’écran déterminait encore plus qu’aujourd’hui la gamme, mais la plus grosse différence était la qualité de fabrication. Les MacBook en plastique étaient d’excellents ordinateurs à l’époque, mais ils étaient fragiles. C’est d’ailleurs pour cela, essentiellement, que j’avais choisi le noir : les MacBook blancs souffraient à l’époque de vieillissement prématuré et leur plastique jaunissait et craquelait dès les premiers mois.

En comparaison, les MacBook Pro en aluminium n’étaient pas encore aussi bien conçus que les modèles unibody, mais ils étaient déjà beaucoup plus solides. De fait, quand on compare aujourd’hui un MacBook à un modèle Pro de la même époque, la différence saute aux yeux. L’appareil en plastique grince de partout et il lui manque des bouts de plastique sur le repose-poignet. Celui en aluminium est en aussi bon état qu’au premier jour.

Deux Mac de 2007 ou 2008 : celui en plastique montre bien quelques signes de fatigue, mais celui en aluminium est en aussi bon état qu’à sa sortie.Quel Mac acheter si j’étais étudiant aujourd'hui ? À la une Ailleurs sur le web 211 commentaires Actualités Tests Galerie Sur iGen et WatchG Actualités Galeries Tests À propos de MacGeneration Les sites de MacGeneration Les services de MacGeneration Trucs

À l’époque, c’est cela que l’on payait : une meilleure qualité de fabrication. Et c’était important, ne me faites pas dire ce que je ne dis pas, mais le cœur de l’ordinateur, ses composants internes, ne changeait pas fondamentalement. Prenez mon MacBook mi–2007 avec un MacBook Pro sorti à la même époque : ils ont le même processeur, mais pas à la même fréquence, ils ont la même quantité de RAM, des disques dur similaires et des écrans de la même résolution.

La différence la plus significative était à chercher du côté de la carte graphique, puisque les MacBook se contentaient de celle fournie par Intel, quand les Pro avaient une carte dédiée bien plus puissante. Mais je ne jouais pas plus à l’époque qu’aujourd’hui et je n’ai jamais été limité par la puce Intel.

Les composants internes étaient très proches à l’époque entre un MacBook et un MacBook Pro. Cliquer pour agrandirQuel Mac acheter si j’étais étudiant aujourd'hui ? À la une Ailleurs sur le web 211 commentaires Actualités Tests Galerie Sur iGen et WatchG Actualités Galeries Tests À propos de MacGeneration Les sites de MacGeneration Les services de MacGeneration Trucs

En achetant un Mac d’entrée de gamme en 2007, j’avais l’assurance d’avoir une machine à jour en termes de composants. Je sacrifiais la qualité de fabrication et gagnais sur d’autres points : les MacBook avaient une meilleure autonomie et ils étaient plus compacts, ce qui compte dans une salle de classe. Et je savais que j’avais une marge de manœuvre : j’ai très vite acheté de la RAM et un disque dur plus gros, deux composants que l’on pouvait changer avec une pièce et un tournevis.

En tant qu’étudiant, cette option permettait d’économiser à l’achat et mettre à jour ensuite son ordinateur, en payant moins cher pour le stockage ou la mémoire vive. C’était bien pratique et cela a permis de prolonger la durée de vie. Si ce Mac était resté bloqué sur son disque dur 5 400 t/m d’origine, je ne pense pas qu’il aurait servi comme machine principale jusqu’en 2015. Mais il accepte n’importe quel SSD aujourd’hui…

À l’époque, non seulement on pouvait ouvrir les Mac et accéder à leurs composants, mais c’était prévu pour. Une pièce retirait la batterie et quelques vis plus tard, on accédait au disque dur (au fond sur la photo, l’emplacement est vide) et aux deux barrettes de RAM.Quel Mac acheter si j’étais étudiant aujourd'hui ? À la une Ailleurs sur le web 211 commentaires Actualités Tests Galerie Sur iGen et WatchG Actualités Galeries Tests À propos de MacGeneration Les sites de MacGeneration Les services de MacGeneration Trucs

Quel Mac aujourd’hui pour le même budget ?

Ce retour dans le passé est instructif pour juger la gamme actuelle. Prenons mon budget de l’époque, environ 1450 € avant la réduction étudiante, et regardons ce que je peux acheter. Apple propose de nombreuses options, du MacBook entrée de gamme au MacBook Pro de l’an dernier, en passant par un MacBook Air qui est l’équivalent direct, sur le plan tarifaire, du MacBook plastique de 2007.

À l’époque, on ne lésinait pas sur les ports… (MagSafe, Ethernet, mini DVI, FireWire 400, deux USB 2.0, entrée et sortie audio et verrou Kensington).Quel Mac acheter si j’étais étudiant aujourd'hui ? À la une Ailleurs sur le web 211 commentaires Actualités Tests Galerie Sur iGen et WatchG Actualités Galeries Tests À propos de MacGeneration Les sites de MacGeneration Les services de MacGeneration Trucs

Le MacBook Air est toujours une excellente machine et elle est bien supérieure sur tous les points à mon MacBook de l’époque, c’est indéniable. Mais en même temps, je ne voudrais pas acheter un ordinateur sans écran Retina en 2016, encore moins quand la dalle est aussi mauvaise que celle de cette gamme. Le MacBook entrée de gamme est aussi disponible, mais son processeur serait trop juste pour l’étudiant en géographie que j’étais (bon nombre de logiciels de cartographie m’obligeaient à virtualiser Windows).

La meilleure option serait probablement le MacBook Pro 13 pouces de 2015 qu’Apple vend toujours 1450 €, cela tombe bien. Et je n’ai pas beaucoup de critiques à faire à son encontre, si ce n’est le stockage : 128 Go de stockage, je passerais probablement mon temps à me battre avec macOS. Et contrairement aux Mac de 2007, ce stockage ne peut pas facilement être changé par la suite.

Apple se rattrape aujourd’hui avec sa boutique de Mac reconditionnés qui baisse le tarif d’entrée et permet d’obtenir une meilleure machine au même prix. Mais dans tous les cas, je n’aurais pas aujourd’hui le meilleur de ce qui se fait chez Apple. Les Mac avec Touch Bar seraient totalement hors de portée si j’étais étudiant et même le MacBook Pro 13 pouces de 2016 sans la Touch Bar est vendu 1700 € au minimum, bien au-delà du budget. Je ne perdrais pas en qualité de fabrication en piochant dans le catalogue plus ancien, mais je n’aurais pas les meilleurs composants internes.Quel Mac acheter si j’étais étudiant aujourd'hui ? À la une Ailleurs sur le web 211 commentaires Actualités Tests Galerie Sur iGen et WatchG Actualités Galeries Tests À propos de MacGeneration Les sites de MacGeneration Les services de MacGeneration Trucs

Il faut reconnaître toutefois que la situation a bien changé en près de dix ans et que les Mac d’il y a quelques années restent d’excellentes machines. On n’arrête pas de le constater, cela fait plusieurs générations que les processeurs Intel stagnent et même si les SSD font encore des progrès, les Mac d’aujourd’hui sont globalement aussi rapides que ceux de 2012 en usage courant. Alors qu’entre un MacBook de 2007 (Core 2 Duo 2 Ghz) et un iBook de 2003 (PPC G3 800 Mhz), c’était le jour et la nuit.

L’entrée de gamme des MacBook Pro de 2016. Les Mac actuels sont largement plus solides et mieux construits que ceux de 2007, on ne peut pas le nier.

Il faut aussi reconnaître qu’Apple a fait d’énormes progrès en matière de conception et les Mac sont mieux construits qu’ils ne l’on jamais été. Le constructeur maîtrise parfaitement l’aluminium et les machines actuelles devraient particulièrement bien résister à l’usure du temps. Les Mac sont montés en gamme, les prix ont été ajustés en conséquence.Quel Mac acheter si j’étais étudiant aujourd'hui ? À la une Ailleurs sur le web 211 commentaires Actualités Tests Galerie Sur iGen et WatchG Actualités Galeries Tests À propos de MacGeneration Les sites de MacGeneration Les services de MacGeneration Trucs

Pourquoi un Mac ?

En réfléchissant à ce que j’achèterais si j’étais un étudiant aujourd’hui, une question s’est naturellement posée. Pourquoi, au fait, acheter un Mac ? En 2007, je n’avais pas vraiment le choix : c’était soit un PC portable sous Windows ou Linux, soit un Mac portable. En 2016, je croulerais plutôt sous les options.

Je pourrais acheter un iPad plutôt qu’un Mac. Après tout, Apple ne cesse de répéter que c’est la solution d’avenir et j’utilisais mon Mac essentiellement pour prendre des notes en cours et rédiger des fiches de lecture et des devoirs. Une tablette et un clavier externe feraient aussi bien et même mieux sur quelques points, à commencer par l’encombrement et l’autonomie.

Et même sur le prix. Avec le prix que m’avait coûté mon MacBook, soit 1275 €, je pourrais acheter un iPad Pro 9,7 pouces haut de gamme (256 Go de stockage et cellulaire) et un clavier. Et j’aurais encore assez d’argent pour financer quelques années de cinéma.

Quitte à économiser, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout et opter pour un Chromebook ? On entre dans le bas de gamme (à 500 €, on trouve un très bon modèle) cette fois, mais j’en ai testé quelques-uns l’été dernier et le rapport qualité/prix est imbattable. Et ce sont des ordinateurs bien assez puissants pour prendre des notes pendant un cours. Ils ont l’avantage, comme l’iPad, d’être silencieux et de bénéficier parfois d’une excellente autonomie. Sans compter que la connexion nécessaire actuellement n’est probablement plus un problème à l’heure actuelle.

Peut-être est-ce par habitude, mais je trouve ces deux options moins séduisantes. Même si je n’avais pas besoin d’un Mac tous les jours, j’ai apprécié d’avoir un véritable ordinateur quand, à la fin de mes études, j’ai utilisé des logiciels spécialisés proposés uniquement sur les ordinateurs. Je ne crois pas que l’iPad soit au niveau en matière d’offre logicielle, même si l’App Store a progressé ces dernières années. Et ne parlons pas des Chromebook, même s’ils vont profiter d’une partie des apps Android à l’avenir.

Oublions mon cas pour terminer. À l’heure actuelle, les étudiants n’ont jamais eu autant d’options pour accompagner leurs études d’un outil informatique. Même si cela peut sembler un petit peu absurde, même un iPhone pourrait servir pendant un cours, avec un clavier externe pour prendre des notes ou alors en guise de dictaphone. De façon plus raisonnable, les tablettes et les Chromebook sont les candidats les plus logiques et ils sont bien moins chers que les Mac de 2007.

Malgré tout, un étudiant qui voudrait acheter un Mac aujourd’hui sera moins bien desservi que dans les années 2000. Les petits budgets doivent se contenter de machines moins puissantes ou alors anciennes, ils ne peuvent plus avoir un ordinateur d’entrée de gamme et à jour. Et même si les Mac vendus ces derniers temps sont de superbes machines, solides et très bien conçues, elles ne peuvent plus évoluer au fil des années.

Ce n’est plus un marché qui intéresse Apple. Le constructeur ne manque pas de le rappeler et de le souligner à chaque nouveauté et cela explique sans doute une bonne partie des crispations dans la « communauté » ces derniers mois.

Transférez facilement des fichiers de MacOS vers Windows en quelques étapes

Si vous utilisez à la fois un Mac et un PC Windows chez vous, vous souhaiterez peut-être parfois partager des fichiers entre ces appareils. Qu’il s’agisse de photos, de musique ou de documents, il est en fait assez facile de configurer le partage de fichiers entre MacOS et Windows. Dans cet article, nous allons vous aider à comprendre comment transférer facilement des fichiers de MacOS vers Windows de différentes manières.

Certaines des options incluent le partage de fichiers tant que les deux machines se situent sur le même réseau, et permettront en quelques clics à votre Mac et votre PC de commencer à échanger des fichiers. D’autres options incluent les méthodes traditionnelles de transfert de fichiers, entre autres.

Utilisation de matériel externe.

Il est possible d’utiliser des utilitaires de transfert de fichiers ou un lecteur externe pour copier vos fichiers de MacOS vers une machine Windows. Vous devrez vous procurer un disque dur externe, une clé USB ou une carte SD et commencer à copier vos fichiers.Les clés USB étant une solution facile et portable, vous pouvez commencer par ces dernières pour transférer des fichiers. Les clés USB sont disponibles dans une gamme de 16 Go à 256 Go à des prix abordables. Les clés USB sont par défaut formatées en FAT32, ce qui est compatible avec Mac et Windows. Toutefois, il est fortement recommandé d’utiliser cette méthode uniquement pour un transfert de fichiers à des fins temporaires.Même si les disques durs sont un investissement forfaitaire, vous pouvez compter sur ces disques pour transférer des fichiers volumineux entre PC et Mac. Vous pouvez vous procurer un disque dur portable doté d’un port USB pour transférer des fichiers entre Mac et Windows.

•Avant de commencer, vous devez formater le disque dur en MS-DOS afin que le PC puisse le lire et que le Mac puisse y écrire.•Les étapes suivantes sont faciles à suivre, vous devrez accéder aux fichiers que vous voulez déplacer, les copier du MacOS vers le disque externe, puis dès que le déplacement sera terminé, vous devrez brancher le disque sur la machine Windows et coller les fichiers.

Le seul inconvénient de cette méthode traditionnelle est que vous devrez copier et coller manuellement les fichiers et surveiller toute l’opération. Et cela peut prendre beaucoup de temps en fonction du matériel utilisé.

Transférez facilement des fichiers de MacOS vers Windows en quelques étapes

Activation du partage de fichiers entre MacOS et Windows.

Il n’est pas nécessaire d’utiliser des câbles ou du matériel supplémentaires pour transférer des fichiers volumineux entre Mac et Windows, tant que les deux ordinateurs appartiennent au même réseau.Il est donc très important de s’assurer que les deux systèmes sont sur le même réseau avant de commencer. Vous ne pouvez pas transférer des fichiers à distance d’une machine à une autre. Les deux machines doivent être sur le même réseau pour pouvoir transférer des fichiers entre elles, et pour se faire, vous devrez suivre cette procédure :

•Ouvrez les préférences système de votre Mac.•Cochez la case située à côté de Partage de fichiers, puis cliquez sur Options•Cliquez sur la case à cocher du compte utilisateur que vous souhaitez partager avec une machine Windows sous Partage de fichiers Windows. Il se peut que l’on vous demande de saisir un mot de passe.•Cochez la case du compte utilisateur, cliquez sur Terminé•Ouvrez maintenant la fenêtre Finder sur MAC, dans le volet de gauche, sous “Partagé”, vous pouvez voir les machines partagées.•Sélectionnez le nom de la machine Windows et cliquez pour ouvrir le dossier.

Vous pouvez glisser et déposer des fichiers dans ce dossier pour les partager entre MAC et Windows.

Utiliser un service de stockage cloud pour transférer des fichiers de MacOS à Windows.

Si vous n’êtes pas doué pour la technologie, plutôt que de passer par la configuration du réseau, ces applications sont plus faciles à utiliser.La plupart des services cloud sont disponibles à la fois pour MAC et pour PC. Ce type de transfert de fichiers ne nécessite pas de matériel supplémentaire, juste une bonne connexion internet.

•Lorsque vous utilisez les services de stockage cloud pour transférer des fichiers, vous pouvez installer les applications Windows et MAC dans votre système et copier les fichiers de votre disque dur (dans ce cas, MacOS) vers le système de stockage cloud.•Une fois que vous aurez fait glisser ou copié-collé les fichiers sur le cloud, ces fichiers seront synchronisés avec votre deuxième système.•Dans le second système (Windows), vous pouvez copier les fichiers synchronisés du cloud vers le disque dur de votre machine afin d’assurer une copie locale sur le disque dur de votre système.

Si vous utilisez un service de stockage cloud, tous les fichiers qui y sont stockés sont disponibles sur tous vos ordinateurs et appareils mobiles exécutant l’application choisie. C’est donc un transfert instantané dès que vous vous connectez à un autre ordinateur, et cela vous évite d’avoir à synchroniser les fichiers sur tous vos appareils.Les services de stockage les plus populaires, comme Microsoft OneDrive, Google Drive, Apple iCloud Drive, Dropbox et Box Drive, fonctionnent tous sous Windows et macOS.L’installation du logiciel de stockage dans le cloud et la connexion sont des étapes clés, mais il reste encore une étape à franchir : Assurez-vous que vos fichiers soient stockés dans le cloud et non sur votre ordinateur. S’ils sont stockés localement, ils ne seront pas synchronisés avec le service de stockage.Par défaut, Windows et macOS vous dirigent vers les dossiers de documents locaux. Ces dossiers n’étant pas stockés dans le cloud, ils ne seront pas transférés automatiquement et vous devrez donc suivre ces étapes :Pour synchroniser vos documents locaux et leur contenu avec iCloud, cliquez sur le menu Apple en haut à gauche de l’écran et choisissez Préférences Système > Comptes Internet > iCloud, cliquez sur Options en regard d’iCloud Drive, puis cochez Dossiers Bureau et Documents dans l’onglet Documents.Les fichiers stockés dans le nuage sont également stockés localement sur votre ordinateur, de sorte que vous pouvez quand même les utiliser même sans avoir accès à Internet. L’application cloud se charge de synchroniser les fichiers locaux et toutes les modifications apportées à la copie maîtresse stockée dans le cloud.

Cependant, comme la sécurité en ligne est une question importante dans le monde numérique d’aujourd’hui, il serait plus prudent de masquer votre IP en utilisant les meilleurs VPN macOS afin de pouvoir déplacer vos fichiers en toute sécurité sur le cloud sans craindre une violation de vos données ou de votre vie privée.

Nous avons pu voir qu’il existe de nombreuses méthodes pour transférer des fichiers entre Mac et Windows. Si vous n’êtes pas doué pour la technologie et que vous n’avez pas de gros fichiers, le meilleur choix est de recourir à des clés USB ou à des clés de stockage dans le cloud. Il est cependant préférable de transférer des fichiers via votre réseau ou des disques durs externes si vous avez des fichiers volumineux à transférer.

Pass sanitaire : comment ajouter votre QR Code à Apple Wallet sur votre iPhone ?

Vous allez bientôt devoir l’avoir partout, tout le temps sur vous : le pass sanitaire. Depuis plusieurs semaines, ce précieux sésame est en vigueur en Europe.Pass sanitaire : comment ajouter votre QR Code à Apple Wallet sur votre iPhone ?

L’application Apple Wallet permet de réunir ses cartes de fidélité, ses titres de transport, ses billets de cinéma ou ses cartes de paiement au sein d’une même application.

Étape 1 : récupérer son pass sanitaire européen

Il est impératif de récupérer la version européenne de votre pass sanitaire. En effet, si vous avez récupéré votre certificat il y a quelques mois, il n’est certainement pas compatible avec Apple Wallet (le format 2D-DOC utilisé par la France ne fonctionne pas avec l’application alors que l’Union européenne a choisi un format QR Code plus universel).

Rendez-vous donc sur le site de l’assurance maladie (attestation-vaccin.ameli.fr) pour télécharger la nouvelle version de votre pass sanitaire.

Étape 2 : fabriquez votre pass format Apple Wallet

Pour privilégier l’utilisation de l’application TousAntiCovid, il n’est pour l’heure pas possible d’importer son QR code sur son Apple Wallet. Mais certains bénévoles ont conçu des sites capables d’importer votre QR Code dans un fichier .pkpass, le format utilisé par Apple.

Exemple avec CovidPass. Une fois sur le site, il faut sélectionner “Select File” et scanner avec la caméra de votre téléphone le QR Code téléchargé sur votre ordinateur ou précédemment imprimé.Pass sanitaire : comment ajouter votre QR Code à Apple Wallet sur votre iPhone ?

Il faut ensuite “Pick a color”, c’est-à-dire choisir une couleur pour le fond d’écran du pass sanitaire (toutes les couleurs sont acceptées), avant de valider les conditions générales d’utilisation et enfin, appuyer sur “Add to Wallet”. Quelques secondes plus tard, le pass sanitaire sera ajouté au porte-feuille de votre iPhone.

Étape 3 : l’intégrer à votre iPhone

Le pass sanitaire sera normalement intégré à l’application Wallet, où il est également possible de télécharger d’autres pass.

Lorsque l’on vous demandera votre pass sanitaire donc, il vous suffira de vous rendre dans Apple Wallet, de sélectionner votre certificat et de faire scanner le code sur l’écran de votre smartphone ou de votre montre. Vous n’aurez plus besoin d’ouvrir l’application TousAntiCovid à chaque fois ou de présenter une capture d’écran, comme le rapportent nos confrères de 01Net et CNews.

Obligatoire dans tous les lieux de culture et de loisirs

Pour rappel, le pass sanitaire sera bientôt obligatoire, à partir du 21 juillet, dans tous les lieux de culture et de loisirs (théâtres, cinémas, musées, parcs d’attractions, festivals, salles de concerts…) accueillant plus de 50 personne.

Puis, à partir du 1er août, dans les cafés, bars et restaurants, même en terrasse, mais aussi dans les centres commerciaux, les hôpitaux, les maisons de retraite. Il sera également obligatoire à bord des avions, des trains et cars interrégionaux pour les trajets de longue distance.

La Société américaine d’entomologie annonce changer le nom de certains insectes jugés «insultants» ou «racistes»

À l’instar de la Société américaine d’ornithologie, les entomologistes aux États-Unis ont décidé de s’attaquer aux noms communs «discriminants» des insectes. Mercredi 14 juillet, l’Entomological Society of America a annoncé renommer les insectes dont les noms communs peuvent être jugés racistes ou péjoratifs, notamment le «papillon gitan» ou la «fourmi gitane», rapporte le JDD.

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La culture «woke» veut chasser le grec et le latin des universités américaines

Ethel Brooks, une universitaire rom et présidente des études sur les femmes, le genre et la sexualité à l’Université Rutgers, estime que cette décision était révolutionnaire. Selon elle, l’utilisation de ces noms d’insectes constitue un «amalgame raciste.» À titre d’exemple, le nom latin de Lymantria dispar (Le bombyx disparate) désigne une chenille dont les larves poilues sont particulièrement destructrices en forêts. Or, le terme usuel «papillon gitan» serait une référence au comportement supposément destructeur des populations gitanes et roms. L’insecte Aphaenogaster araneoide, connue sous le nom «fourmi gitane» est également pointé du doigt par la communauté rom.

Interrogée par le New York Times , Ethel Brooks affirme avoir souffert de cette comparaison lorsqu’elle était enfant. «C’est ainsi qu’ils nous voient, se remémore-t-elle. Nous mangeons des choses et détruisons des choses autour de nous.»

La Société américaine d'entomologie annonce changer le nom de certains insectes jugés «insultants» ou «racistes»

Michelle Smith, présidente de la Société d’Entomologie a justifié ses choix auprès de la chaîne CNN. «Nous voulons que tout le monde se sente le bienvenu dans la communauté entomologique et donc, si nous utilisons une nomenclature qui amène les gens à se sentir exclus ou marginalisés ou y contribue de quelque manière que ce soit, il n’y a aucune raison de continuer à l’utiliser.» La société scientifique indique sur son site que chacun peut soumettre de nouveaux noms pour ces insectes qui «répondent aux normes de diversité, d’équité et d’inclusion.»

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Un mouvement militant dans la sphère scientifique

Les insectes ne sont pas les seuls à être rebaptisés. Ces dernières années, nombreux sont les domaines scientifiques à s’être interrogés sur les noms d’espèces potentiellement «offensantes» ou «discriminantes», souligne le New York Times . Ainsi, en 2020, une revue scientifique trimestrielle américaine a été renommée, car son nom était un dérivé du scientifique «raciste» Edward Cope. Nommée «Copeia» depuis 1913, le comité exécutif a changé pour Ichthyology and Herpetology. La même année, l’American Ornithological Society (Société américaine d’ornithologie) a retiré le nom du général John Bachman à une espèce d’oiseaux limicoles, «l’Huîtrier de Bachman.»

La génétique tend aussi vers cette approche, selon le quotidien américain. Dr Wei, un doctorant en Californie qui étudie l’évolution et à la variabilité des processus moléculaires, a considéré qu’il fallait renommer une grande famille de gènes sauteurs, communément appelée «gènes sauteurs tsiganes.»

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Covid-19 : comment obtenir son pass sanitaire européen ?

C’est LE document à avoir pour voyager facilement en Europe cet été. Le certificat Covid numérique UE, aussi appelé “pass sanitaire européen”, entrera en vigueur le 1er juillet prochain dans les 27 états membres de l’Union européenne ainsi qu’en Islande, en Norvège, en Suisse et au Lichtenstein. Censé faciliter et sécuriser les déplacements au sein de l’espace européen pendant l’épidémie de Covid-19, il sera effectif jusqu’au 30 juin 2022.Covid-19 : comment obtenir son pass sanitaire européen ?

En quoi consiste le certificat Covid numérique de l’UE ?

Gratuit et non obligatoire, ce document sert de preuve sanitaire. Il atteste que son détenteur a été vacciné contre le Covid-19, a récemment reçu un résultat de test RT-PCR ou antigénique négatif ou s’est rétabli du coronavirus au cours des six derniers mois.

Sous quelle forme se présente-t-il ?

Le certificat est un document de quatre feuillets émis au format papier ou au format numérique, à télécharger dans l’application TousAntiCovid. Il comporte un QR code lisible par les autorités de contrôle des différents pays, ainsi qu’une signature électronique garantissant sa sécurité et son authenticité. Il est disponible dans la ou les langues officielles de l’état membre de délivrance, et en anglais.

En vidéo : 2 minutes pour comprendre : Le Pass sanitaireCovid-19 : comment obtenir son pass sanitaire européen ?

Quelles informations contient-il ?

Le certificat contient uniquement les informations suivantes : le nom, la date de naissance, la date de délivrance, les informations sur le vaccin, le résultat de test ou le rétablissement du titulaire ainsi qu’un identifiant unique. Il précise la date, le type et le nombre de dose pour une preuve de vaccination, et le type, la date, le centre de test et le résultat pour une preuve de test. Lors d’un contrôle, seules la validité et l’authenticité du certificat sont vérifiées. Les données ne sont pas stockées ou conservées.

En quoi va-t-il faciliter la libre circulation ?

En principe, le certificat Covid numérique UE devrait permettre à ses détenteurs d’être exemptés de toute restriction à la libre circulation comme le respect d’une quarantaine ou la réalisation de tests de dépistage. Si un état décide d’imposer des restrictions aux titulaires du pass sanitaire, en réaction au variant Delta par exemple, « il doit en informer la Commission européenne et tous les autres Etats membres, et justifier sa décision », précise-t-on sur le site officiel de l’UE.

Comment obtenir ce certificat ?Covid-19 : comment obtenir son pass sanitaire européen ?

Depuis vendredi 25 juin, les Français ayant obtenu au moins une dose de vaccin peuvent télécharger leur pass sanitaire européen. Pour cela, il leur suffit de se connecter sur le site de l’Assurance maladieAttestation-vaccin.ameli.fr à partir du système France Connect, qui permet de s’authentifier par l’intermédiaire des identifiants utilisés pour accéder à d’autres services publics en ligne comme les impôts ou l’Assurance maladie, ou encore en créant un compte Ameli sur le site à l’aide de son numéro de Sécurité sociale.

Une fois identifiés, ils peuvent télécharger leur certificat de vaccination certifié, conforme aux normes européennes et bilingue français-anglais, dans un document de quatre pages à imprimer ou bien scanner le nouveau QR code dans l’application TousAntiCovid. Il sera alors enregistré dans la rubrique “Mon Carnet” et pourra être présenté en cas de contrôle.

Si l’option papier est choisie, l’Assurance-maladie recommande, « par souci de confidentialité de vos données de santé », de plier les quatre feuillets comme un petit carnet de vaccination et « de ne présenter [en cas de contrôle] que le seul QR code de preuve ».

Les personnes vaccinées depuis le 24 juin sont exemptées de cette démarche puisque le QR code reçu une fois leur vaccination effectuée sera déjà converti au format européen. Les preuves de test négatif sont désormais, elles aussi, générées au format européen. Quant au certificat de rétablissement au format européen, il sera disponible sur le site Sidep.gouv.fr à compter du 5 juillet.

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16 meilleurs logiciels gratuits que vous devez avoir sur votre PC

Quels sont les meilleurs logiciels gratuits pour PC ? Quels logiciels dois-je avoir sur mon PC Windows 10 ou Windows 11 ? Que dois-je installer sur un nouvel ordinateur ?16 meilleurs logiciels gratuits que vous devez avoir sur votre PC

Quels sont les programmes qui vous manquent, y a-t-il des tâches que vous aimeriez pouvoir effectuer avec des logiciels gratuits, à code source ouvert et sécurisés, ou cherchez-vous des alternatives aux logiciels payants ? Si c’est le cas, vous serez intéressé de connaître la compilation des meilleurs programmes gratuits pour Windows que nous avons réalisée spécialement pour vous.

Choisir des programmes Windows pour votre ordinateur n’est pas une tâche facile. En soi, les PC équipés des dernières versions du système d’exploitation de Microsoft – Windows 11, par exemple – sont déjà livrés avec un large éventail de programmes préinstallés qui devraient vous être utiles pour la grande majorité de vos tâches. Mais nous savons tous que ces programmes ne sont pas suffisants, et que tôt ou tard, il arrivera un moment où vous devrez installer de nouvelles applications.

Bien que nous utilisions chaque jour davantage les téléphones portables, les ordinateurs restent un outil essentiel, tant pour le travail que pour la vie privée.

Depuis l’ordinateur, nous pouvons tout faire : surfer sur Internet, transférer et partager des fichiers, éditer des documents, des photos, des vidéos, regarder des séries, des films, jouer à des jeux ou écouter de la musique, parmi bien d’autres choses.

C’est pourquoi il existe de nombreux programmes gratuits qui ne devraient pas manquer sur votre PC dès l’instant où vous l’achetez ou l’allumez pour la première fois. Un logiciel essentiel et gratuit qui peut être installé en quelques minutes seulement.

Pour réaliser la plupart de ces tâches, nous aurons besoin de logiciels spécifiques. Cela ne signifie pas qu’il faille dépenser beaucoup d’argent, car il existe de nombreuses ressources gratuites sur le net grâce auxquelles nous pouvons avoir tout ce dont nous avons besoin pour notre ordinateur sans avoir à mettre la main à la poche.

Nous allons vous présenter ci-dessous une sélection des meilleurs programmes que nous pouvons télécharger gratuitement sur notre ordinateur, sans courte période d’essai et directement depuis le site Web de leur développeur ou créateur d’origine, ce qui les rend totalement sûrs.

Table des matières

Pour le surf

Google Chrome

Firefox

Gestion et édition de documents

LibreOffice

Adobe Acrobat Reader

WinRAR

Photo et vidéo

GIMP

Lightworks

Google Photos

VLC

Spotify

Stockage en nuage

Dropbox

Google Drive

Téléchargements

BitTorrent

Antivirus et sécurité

Avast

AVG

LastPass

Si vous allez surfer sur Internet, vous avez le choix entre plusieurs navigateurs, tous gratuits et en fonction de ce que vous aimez ou de ce qui vous est le plus utile.

Que serait un ordinateur sans la navigation sur Internet ? Ce sera probablement l’une des premières choses que vous ferez : installer un navigateur si vous n’en avez pas déjà un. Et Google Chrome est l’un des navigateurs les plus populaires et les plus complets que nous pouvons toujours avoir à portée de main.

Chrome est un navigateur très polyvalent qui offre également la possibilité d’installer différentes extensions pour étendre et améliorer ses fonctions. Ce navigateur a une interface très simple et il est également très rapide et consomme peu de mémoire. En outre, vous pouvez ajouter toutes sortes d’extensions, c’est donc l’un des programmes gratuits les plus importants pour Windows 10 que vous pouvez télécharger dès que vous obtenez votre nouvel ordinateur.

Le navigateur de Mozilla est un autre incontournable que vous pouvez télécharger gratuitement. Il s’agit d’un navigateur open source qui protège les utilisateurs et dont la sécurité est primordiale. Il fonctionne rapidement et utilise son propre moteur de navigation.

Il possède tous les avantages et les facilités que comprend également Chrome, comme les signets pour retrouver nos sites web préférés ou la possibilité d’ajouter des extensions qui nous permettent des fonctions supplémentaires.

Que vous souhaitiez éditer des documents ou ouvrir un PDF, il existe des programmes gratuits pour Windows 10 que vous devriez toujours avoir sous la main, toujours installés.

Pour disposer d’une suite bureautique, il n’est pas toujours nécessaire de payer une licence Microsoft Office, qui, comme nous le savons tous, n’est pas particulièrement bon marché. LibreOffice est une alternative open source qui contient des traitements de texte, des feuilles de calcul, des programmes de présentation, un éditeur de graphiques vectoriels, un éditeur de formules mathématiques et une base de données sans que vous ayez à payer quoi que ce soit pour l’obtenir.

LibreOffice est l’un des grands classiques de la suite Microsoft et nous permettra toutes sortes de gestion de texte, de modèles, de feuilles de calcul. Si vous ne voulez pas utiliser la version en ligne de Google, c’est une option hautement recommandée que vous avez toujours à portée de main.

Lorsqu’il s’agit de gérer des documents, nous ne pouvions pas passer à côté d’un programme qui nous permet de lire les PDF, l’un des formats les plus utilisés de nos jours. Les PDF sont partout et nous aurons besoin d’un lecteur lorsque nous téléchargerons un billet de train sur Internet, une lettre d’un restaurant ou tout document reçu par courrier électronique pour le travail, une promotion, des billets de concert ou de théâtre.

C’est pourquoi l’un des programmes gratuits pour Windows 10 que vous ne pouvez pas manquer est Adobe. Adobe Acrobat Reader est le programme par excellence pour ouvrir ce type de fichier et, bien sûr, nous pouvons le télécharger et l’installer gratuitement à partir du site officiel d’Adobe à ce lien.

Les fichiers RAR sont un format d’archives doté d’un algorithme de compression sans perte qui leur permet d’occuper beaucoup moins d’espace de stockage et de peser moins lourd lorsqu’ils sont envoyés par courrier électronique.

Pour pouvoir ouvrir ce type de fichiers, nous avons besoin de programmes spécifiques, dans ce cas précis, WinRAR. Ce programme vous permet d’accéder au contenu de ce type de fichiers compressés et également de créer ce type de fichiers.

Pour éditer des photos et des vidéos ou pour gérer vos images…

Puisque nous parlons d’édition, nous ne pouvons pas oublier les images. L’outil le plus connu pour cela est généralement Photoshop, mais il existe également une alternative similaire et totalement gratuite.

Il s’appelle GIMP (GNU Image Manipulation Program) et offre toutes les fonctionnalités de base de Photoshop telles que l’ajout de texte, la retouche de photos avec des paramètres tels que le contraste, la luminosité, l’exposition, la couleur, les lignes de contour, etc.

Outre l’édition gratuite de photos, nous pouvons également éditer des vidéos sans avoir à débourser un seul centime. Lightworks est un programme de montage vidéo professionnel à code source ouvert.

Il vous permet d’éditer et de maîtriser des films dans divers formats, notamment les résolutions 2K et 4K, ainsi que des productions télévisées aux formats PAL, NTSC et HD. Il est important de noter que, bien qu’il soit gratuit, son utilisation nécessite une connaissance préalable d’un logiciel de montage vidéo.

Ce programme de Google est le meilleur outil que vous puissiez trouver pour avoir toutes vos photos stockées dans le nuage et en avoir une sauvegarde synchronisée sur le disque dur de votre ordinateur.

En outre, Google Photos est également un éditeur d’images. Nous pouvons l’avoir gratuitement sur l’ordinateur et il est également compatible avec d’autres appareils, de sorte que nous aurons toujours nos images synchronisées dans la version mobile ou sur notre tablette.

Il offre toutes sortes d’outils et de possibilités, y compris l’impression des photos dont nous avons besoin pour avoir un album physique.

Si vous utilisez votre ordinateur pour vous divertir, VLC est l’un des lecteurs vidéo et audio les plus complets actuellement disponibles.

VLC vous permet non seulement de regarder des vidéos depuis votre ordinateur mais il est également possible, si vous connectez votre PC à votre téléviseur, de profiter de vos séries et films préférés sur grand écran.

C’est un outil très polyvalent qui nous permet de nous passer d’autres programmes. Depuis celui-ci, nous pouvons télécharger des vidéos depuis YouTube, enregistrer le bureau, convertir des vidéos ou ripper un disque (CD, DVD…) parmi bien d’autres choses.

Spotify peut être utilisé gratuitement, même si vous ne disposez pas de la version Premium. Il s’agit de l’un des éléments essentiels lorsqu’il s’agit d’écouter de la musique sur votre ordinateur, votre téléphone portable ou votre tablette.

Vous pouvez trouver le groupe ou la chanson de votre choix et créer vos propres listes de lecture, rechercher les podcasts disponibles, écouter les nouveautés et les titres les plus populaires. On écoutera des publicités dans la version gratuite ou on peut opter pour la version payante et Premium, mais dans tous les cas, Spotify est l’un des incontournables à ne pas manquer.

Synchronisez ou enregistrez vos documents avec des sauvegardes

Dropbox est l’un des programmes de stockage en nuage les plus populaires et nous permet de disposer de 2 Go d’espace gratuit, mais nous pouvons l’étendre en accomplissant des tâches ou en invitant des amis.

Nous pouvons également utiliser leurs plans payants et disposer de jusqu’à 3 To d’espace dans le nuage pour sauvegarder des photos, des documents ou des programmes. Il se synchronise automatiquement entre plusieurs appareils pour que vous ayez toujours tout à portée de main, même si vous y accédez depuis votre téléphone portable ou votre tablette.

Google Drive vous donne également accès à 15 Go de stockage gratuit que vous pouvez synchroniser entre tous vos appareils.

Vous pouvez télécharger l’application ou le programme Google Drive sur votre ordinateur pour télécharger toutes sortes de fichiers, dans n’importe quel format : synchroniser des photos, des vidéos, de la musique, des fichiers multimédia, des documents.

Les téléchargements P2P sont encore aujourd’hui l’une des meilleures options pour le partage de fichiers. La principale raison en est la vitesse à laquelle les fichiers sont téléchargés avec ce système ainsi que la variété des formats proposés.

Pour pouvoir télécharger et créer des fichiers de ce type en vue de les partager, nous devons disposer d’un client sur notre ordinateur. Bien qu’il existe de nombreux clients de ce type, BitTorrent est sans doute l’un des plus populaires en raison de sa facilité d’utilisation.

L’une des meilleures options pour utiliser un antivirus sur votre ordinateur est d’utiliser Windows Defender, qui est installé par défaut sur les versions actuelles du système d’exploitation. Mais vous en cherchez peut-être un autre, pour une raison ou une autre.

Dans ce cas, nous pouvons opter pour Avast, un programme de protection contre les virus qui est gratuit pendant un an et qui offre une protection du système de fichiers, de la messagerie, de la navigation web, des téléchargements P2P, de la messagerie instantanée et du blindage comportemental.

Selon la société spécialisée AV-Comparatives, Avast, ainsi qu’AVG, ont reçu le label de qualité de produit le mieux noté. Malgré les nombreuses controverses et polémiques de ces dernières années, Avast est actuellement considéré comme l’un des meilleurs si l’on recherche une solution gratuite et sans frais.

Si vous n’aimez pas Avast, un autre des meilleurs et des mieux notés est AVG. Vous pouvez également le télécharger gratuitement, sans frais, pour votre ordinateur.

Selon AV-Comparatives, il s’agit de l’un des plus complets et des plus équilibrés en 2020. Il dispose de la protection de base gratuite que vous pouvez télécharger sur son site web : il bloque les liens et les téléchargements, arrête les virus, analyse l’ordinateur, détecte les logiciels malveillants et les logiciels espions.

Enfin, nous vous recommandons d’installer un gestionnaire de mots de passe tel que LastPass sur le navigateur par défaut de votre ordinateur. Grâce à cette extension, vous n’aurez plus à vous souvenir de tous les mots de passe des différents services et sites Web que vous consultez.

LastPass est disponible sous forme d’extension pour Internet Explorer 6+, Firefox, Google Chrome, Opera et Safari.

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Chers géants du Web, la récréation est terminée

C’est le creux de la nuit lorsque le réveille-matin de Steven Guilbeault le tire de son sommeil.Il saute dans la douche, enfile un complet bleu, ajuste sa cravate grise — même s’il déteste en porter — et révise sesnotes avant la visioconférence prévue à 5 h. « J’avais encore l’oreiller imprimé dans la face quand la rencontre acommencé ! » lance en riant le ministre canadien du Patrimoine, quelques semaines plus tard.Chers géants du Web, la récréation est terminée

En ce mardi 9 février 2021, la conjointe de Steven Guilbeault et leurs enfants dorment à poings fermés lorsque leministre s’installe au salon, derrière la petite table bancale en bois sur laquelle il a déposé son ordinateurportable, pandémie oblige. C’est lui qui préside la rencontre, de sorte qu’il voit apparaître un à un sur son écranses homologues de la France, de la Finlande, de l’Allemagne et de l’Australie.

Ces cinq ministres et leurs hauts fonctionnaires forment le groupe tactique des pays qui, à l’initiative du Canada,préparent la bataille diplomatique pour encadrer et réguler Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft — les GAFAM—, mais aussi les Netflix, Spotify et autres titans qui dominent l’univers numérique de la planète.

« Quand un enjeu est trop gros pour un seul pays, on doit s’y attaquer en gang, m’expliquera Steven Guilbeault enentrevue. La taille et la puissance de ces entreprises forcent la collaboration entre pays. À un moment donné, il fautcesser de réfléchir dans son coin et se parler, un peu comme les nations ont dû le faire pour les changementsclimatiques. »

Partout dans le monde, les gouvernements et les plateformes numériques se colletaillent sur quatre fronts, àintensité variable selon les pays : l’élimination des discours haineux en ligne, la rémunération des médias pour lepartage de leurs articles, la taxation et les impôts, ainsi que les redevances à verser au milieu culturel pourstimuler la création locale.

Depuis un peu plus de 12 mois, le Groupe de travail sur la diversité des contenus à l’ère numérique — le «Groupe de travail », dans la correspondance entre les cinq pays — s’affaire à élaborer une déclaration à paraître en2021, qui va laisser à chaque État la liberté d’adopter ses lois selon sa réalité, mais qui fournira un cadre deréférence, tout en envoyant un message fort aux titans du Web. « Un géant mondial d’Internet peut tenter quelque chosecontre un pays, mais s’il y a une position unifiée entre divers gouvernements, alors ça devient complètement différent», me dira Paul Fletcher, le ministre australien des Communications, des Arts et de la Cybersécurité, qui imagine malFacebook, Google et les autres se retirer de plusieurs pays à la fois, sous peine de voir leur modèle d’affairess’effondrer.

En entrevue, le ministre Guilbeault fait une courte pause pour bien choisir ses mots. Non pas pour tempérer sonpropos, comme les politiciens en ont souvent l’habitude, mais pour le durcir. « Depuis une décennie, on a laissé lesgéants du Web faire ce qui leur plaisait. Mais ça ne fonctionne pas. Ils engrangent des milliards de profits, nepaient pas leur juste part, ne favorisent pas suffisamment nos artistes et sont la courroie de transmission de proposinacceptables en ligne. Les pays sonnent la fin de la récréation. »

Après avoir affronté les grands pollueurs et les compagnies pétrolières à l’époque où il militait à Greenpeace puis àÉquiterre, Steven Guilbeault se retrouve aujourd’hui devant des entreprises aux poches tout aussi profondes. Et à ladétermination sans faille. À elles seules, Netflix et les cinq entreprises qui composent les GAFAM comptent 43lobbyistes enregistrés pour tenter d’influencer le gouvernement fédéral. Le ministre hausse les épaules lorsque je luimentionne cette présence. « Ils sont là, ils protègent leurs intérêts, et c’est correct. Ça ne me dérange pas »,dit-il.

Jean-Hugues Roy, professeur à l’École des médias de l’UQAM et spécialiste de la relation entre les plateformesnumériques et le journalisme, suit de près le souque à la corde entre les gouvernements du monde et les géants du Web.Il est d’ailleurs consulté par les hauts fonctionnaires fédéraux. Selon lui, le passé de militant écologiste de StevenGuilbeault le sert bien. « Il n’est pas facile à intimider. Il a le réflexe d’aller chercher des appuis pour affronterceux qui semblent plus forts que lui », explique-t-il en entrevue.

Ce n’est pas le seul parallèle que l’on puisse faire avec les compagnies pétrolières, ces géants du siècle dernier.Comme les plateformes numériques aujourd’hui, les exploitants de l’or noir ont incarné le progrès économique durantdes années, enrichissant au passage leurs actionnaires et créant de grandes fortunes mondiales, comme celle desRockefeller aux États-Unis. De nos jours, les personnes les plus prospères de la planète ne pratiquent plusl’extraction du pétrole, mais l’extraction des données personnelles, qu’elles revendent à différentes entreprises quipeuvent ainsi cibler leurs consommateurs sur Facebook, Amazon, Google, Instagram, YouTube, TikTok et autres. « Cesdonnées ont beaucoup de valeur, c’est le nouveau pétrole de notre monde hyperconnecté », affirme Jean-Hugues Roy.

Portrait des géants

Cliquez pour voir les détails

G

Google(Alphabet)

Principales activités

Moteur de recherche

Publicité

Plateforme vidéo YouTube

Logiciels, applications et service de messagerie : suite Google Doc Editors, Google Maps, Gmail, etc.

Systèmes d’exploitation : Android, Chrome

Matériel informatique : téléphones, ordinateurs, tablettes

Infonuagique

Service de stockage en ligne Google Cloud

Magasin d’applis Google Play

Capitalisation boursière

1368 milliards $ US

Revenus en 2020

182 milliards $ US

Signes de domination

Environ 90 % des recherches dans le monde passent par Google.

A

Apple

Principales activités

Matériel informatique : téléphones, ordinateurs, tablettes, etc.

Logiciels

et applications

Systèmes d’exploitation

Plateformes

de musique (Apple Music),

de divertissement (Apple TV+), d’information (Apple News) et de jeux (Apple Arcade)

Service de stockage en ligne iCloud

Boutiques Apple

Magasin d’applis AppStore

Capitalisation boursière

2087 milliards $ US

Revenus en 2020

275 milliards $ US

Signes de domination

Apple a réalisé 57,4 milliards $ US de profits en 2020.

F

Facebook

Principales activités

Réseaux sociaux : Facebook, Instagram, Messenger, WhatsApp

Publicité

Réalité virtuelle Oculus VR

Capitalisation boursière

808 milliards $ US

Revenus en 2020

86 milliards $ US

Signes de domination

2,7 milliards de personnes dans le monde utilisent Facebook.

A

Amazon

Principales activités

Commerce en ligne

Services de diffusion en continu : Twitch, Amazon Prime, Amazon Music

Infonuagique

Matériel informatique : tablettes, liseuses, haut-parleurs intelligents, etc.

Production télé, cinéma et livres audio

Capitalisation boursière

1526 milliards $ US

Revenus en 2020

386 milliards $ US

Signes de domination

Près de 40 % du commerce en ligne aux États-Unis se fait sur Amazon. Idem au Québec.

M

Microsoft

Principales activités

Systèmes d’exploitation Windows

Logiciels, applications

et service

de messagerie : suite Office, Hotmail, etc.

Infonuagique

Service de stockage en ligne Azure

Réseau social LinkedIn

Matériel informatique : tablettes, consoles de jeu vidéo Xbox

Moteur de recherche Bing

Capitalisation boursière

1757 milliards $ US

Revenus en 2020

143 milliards $ US

Signes de domination

L’entreprise a failli acheter les activités américaines de TikTok en 2020, sans succès, malgrél’appui deDonald Trump.

En ce début février 2021, les cinq ministres disséminés dans trois fuseaux horaires — il est 20 h en Australie ! —sont visiblement heureux de faire le point. Les fonctionnaires de leurs cabinets respectifs préparent les plans debataille depuis un an. Les élus échangent quelques blagues sur le décor à l’allure de château de la ministre françaisede la Culture, Roselyne Bachelot. Les dorures aux murs et le haut plafond de son bureau, dans le chic quartier duMarais, à Paris, contrastent avec les bibliothèques bon marché des ministres canadien et australien. Des traducteursen français, en anglais et en allemand sont présents en ligne pour faciliter la compréhension.

Les propos s’assombrissent lorsque les ministres abordent l’un de leurs plus pressants soucis : la compensation quedevraient verser les géants du Web aux médias d’information pour le partage de leurs contenus sur leurs plateformes.Ces contenus contribuent à attirer des utilisateurs sur les plateformes numériques, ce qui permet aux titansd’engranger des revenus publicitaires, qui ont longtemps été à la base du modèle d’affaires de la majorité des médias— dont

L’actualité

. À eux seuls, Google et Facebook accaparent 80 % du lucratif marché publicitaire en ligne etrechignent à partager la cagnotte avec les éditeurs, jugeant avoir une responsabilité limitée dans l’érosion de leursrevenus depuis 10 ans.

Le ministre Paul Fletcher se dit « soulagé » d’avoir l’appui de ses homologues au moment où la relation se dégradeentre les géants du Web et le gouvernement australien, qui s’apprête à adopter une loi pour forcer les entreprisesnumériques à dédommager les médias. C’est tendu avec Google, mais encore plus avec Facebook, leur explique-t-il. « Çabrasse ! »

Un mois avant la rencontre ministérielle du Groupe de travail, Google a menacé l’Australie d’y fermer son trèspopulaire moteur de recherche si le Parlement adoptait sa loi. Google renoncera finalement à sa menace, préférantnégocier avec les groupes de presse australiens, mais il en sera autrement de Facebook.

Le 17 février, une semaine après la réunion virtuelle des cinq ministres — et quelques jours avant l’entrée envigueur de la loi —, toutes les pages Facebook des médias australiens seront désactivées, de même que les hyperliensmenant à leurs sites Internet, et les 17,9 millions d’utilisateurs de Facebook — 69 % de la population australienne —seront ainsi privés de ces sources d’information.

Au passage, le plus important réseau social de la planète suspendra également des pages du gouvernement de ScottMorrison à propos de la COVID-19, de la vaccination, de la prévention du suicide et des feux de forêt — alors quel’été bat son plein dans ce pays de l’Océanie —, et même la page d’un centre d’aide pour les victimes de viol. Letollé dans la population sera immédiat, autant en Australie qu’ailleurs dans le monde, et durera une semaine, le tempsde régler la dispute.

En entrevue, Paul Fletcher affirme que Facebook n’a envoyé aucun avertissement au gouvernement australien. « On a euun choc, raconte-t-il. Non seulement c’était une erreur, mais c’était terriblement maladroit, mal exécuté. Facebook aagi comme seule une entreprise qui domine outrageusement son marché peut se le permettre. Ça ne fait que démontrer ceque nous disons depuis longtemps : il y a un déséquilibre des forces en présence. »

La réplique de Facebook avait été orchestrée en haut lieu. C’est le grand patron du réseau social, Mark Zuckerberg,qui a négocié directement avec le gouvernement australien pour résoudre le conflit.

Selon Kevin Chan, directeur des politiques publiques à Facebook Canada, la première mouture de la loi australienneallait à l’encontre du modèle d’affaires de l’entreprise, soit la gratuité des hyperliens mis en ligne par lesutilisateurs. « Un gouvernement peut absolument décider ce qu’il veut faire, mais une organisation peut égalementchoisir si elle veut se conformer à cette décision. L’une des possibilités est de simplement quitter le marché »,dit-il.

Kevin Chan siège au comité mondial de Facebook chargé des relations gouvernementales et a suivi de près la saga sedéroulant en Australie, surtout que le Canada pourrait s’inspirer du modèle de ce pays. « Je veux être clair, je nesouhaite pas que la même situation se produise au Canada. On veut une meilleure solution. »

Le bras de fer entre l’Australie et Facebook n’a fait que renforcer la conviction des politiciens des cinq pays quel’union fait la force. « On voit de plus en plus souvent de grandes plateformes aux activités mondiales prétendrefixer leurs propres règles du jeu en s’opposant aux législateurs nationaux qui souhaitent les réguler, soutient laministre française Roselyne Bachelot en entrevue. Les États, c’est-à-dire les citoyens, vont reprendre en main leursdestins. »

Lorsque la crise s’est calmée en Australie, le 23 février, et que Facebook a réactivé les pages disparues et acceptéde négocier avec les groupes de presse, l’un des premiers appels du premier ministre Scott Morrison a été pour sonallié dans le domaine des technologies à Ottawa, Justin Trudeau. Il a ensuite contacté Boris Johnson, le premierministre britannique, qui présidera en juin prochain la rencontre des pays du G7, où l’Australie sera invitée àraconter cette passe d’armes avec la multinationale du Web.

Une petite ligne enfouie dans le volumineux budget fédéral de 2019 a permis de lancer la collaboration entre États.Le gouvernement Trudeau a alors réservé 3,6 millions de dollars pour « une stratégie de mobilisation internationalevisant l’élaboration de principes directeurs sur la diversité des contenus en ligne ». Objectif officiel : établir uncadre de référence pour aider les gouvernements et les entreprises à naviguer dans les nombreux changements à venir.Objectif officieux : entraîner d’autres pays dans la bataille, le Canada étant un acteur trop marginal pour se frotterseul aux plateformes numériques.

C’est la division du commerce international au sein du ministère du Patrimoine qui a hérité du mandat. Le choixn’était pas anodin : les fonctionnaires y ont l’habitude de travailler avec d’autres pays. Le carnet de contacts estbien garni.

Dans les jours suivant le dépôt du budget, au printemps 2019, Michel Sabbagh, directeur du commerce international àPatrimoine canadien, réunit une équipe de quatre fonctionnaires au huitième étage d’un édifice du complexegouvernemental Les Terrasses de la Chaudière, à Gatineau. Un seul sujet est à l’ordre du jour : par où commencer ?!

L’Australie fait rapidement l’unanimité. Les deux pays ont l’habitude de partager leurs préoccupations culturelles ets’inspirent mutuellement sur le plan réglementaire. Leurs populations sont peu nombreuses et tentent de garder en vieune culture qui se distingue de celle du rouleau compresseur américain. Les deux États ont une télévision et une radiopubliques, ainsi qu’une constellation de médias privés qui souffrent de l’érosion des revenus publicitaires vers lesgéants du Web. La montée des discours haineux et des groupes extrémistes sur les réseaux sociaux préoccupe Ottawa etCanberra. De plus, le Canada et l’Australie aiment travailler en équipe sur la scène internationale — ils le fontentre autres en matière de sécurité nationale et d’espionnage grâce à l’entente des « Five Eyes » sur le partaged’informations « classées secrètes ». Ils ont également déployé leurs soldats côte à côte lors du conflit enAfghanistan.

Le 26 août 2019, la sous-ministre à Patrimoine canadien, Hélène Laurendeau, ainsi que deux hauts fonctionnaires,Julie Boyer et Owen Ripley, débarquent pour une mission de reconnaissance de quatre jours en Australie et enNouvelle-Zélande. Dans le rapport marqué du sceau « confidentiel » qui résume leur séjour, les fonctionnaires écriventque les discussions ont notamment porté sur « la perturbation numérique » induite par quelques grandes entreprises, «la désinformation en ligne », « l’intégrité des élections » et « le soutien des gouvernements à l’industrieculturelle, au journalisme et aux nouvelles locales ».

Lors de leur rencontre, Hélène Laurendeau et le secrétaire Mike Mrdak, le haut fonctionnaire à la tête du ministèreaustralien des Communications et des Arts, évoquent la faillite de Groupe Capitales Médias, propriétaire de sixquotidiens au Québec, en guise d’exemple de perturbation de l’écosystème médiatique en cours.

Cette conversation jettera les bases de la stratégie à venir. Voici comment le document de Patrimoine canadien résumeleurs propos : « Le partenariat avec l’Australie et celui que le Canada poursuit avec l’Union européenne sont de plusen plus importants alors que les gouvernements engagent le dialogue avec les plateformes numériques mondiales. Cesentreprises sont sollicitées par plusieurs gouvernements à la fois, sur de multiples fronts, et peinent à répondreavec efficacité aux enjeux de politiques publiques liés à leurs modèles d’affaires. Une approche concertée face à cesmultinationales inciterait ces entreprises à réagir plus rapidement, et assurerait une cohésion entre les politiquespubliques que nous élaborons et les valeurs canadiennes et australiennes. » La sous-ministre et le secrétaireconviennent d’aborder d’autres pays « aux valeurs semblables » pour former ce qui deviendra le noyau du Groupe detravail sur la diversité des contenus à l’ère numérique.

De retour au Canada, les fonctionnaires canadiens sollicitentl’Allemagne, la Finlande et la France, des pays avec lesquels Ottawa a étroitement collaboré pour faire naître la Conventionde l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, en 2005. De plus, encet automne 2019, la France est le premier pays d’Europe à inscrire dans ses lois nationales la directive européennesur le droit d’auteur, qui vise à donner plus de pouvoirs aux éditeurs, aux artistes et aux créateurs afin qu’ilspuissent négocier une compensation pour leur travail partagé en ligne.

La bataille est toutefois âpre entre Google et les médias français, qui s’affrontent devant les tribunaux. Le géantaméricain étire les délais et négocie lentement — les pourparlers aboutiront après 18 mois, et sans que la pressespécialisée en arrive à une entente. « Chaque créateur, chaque auteur doit pouvoir être rémunéré pour son travail,voire en vivre, y compris lorsqu’il est diffusé en ligne, affirme la ministre Roselyne Bachelot. C’est par des règlesdu jeu ambitieuses et communes, qui nécessitent parfois d’importants pouvoirs de régulation, que l’on peutgarantir que les grands acteurs du numérique contribuent au soutien à la diversité culturelle. »

Cette idée de se regrouper pour mieux encadrer les multinationales du Web, l’Europe a été le premier bloc de pays àla concrétiser, il y a deux ans, en mettant sur pied une stratégie commune pour ses 27 États membres. L’ancien premierministre de l’Estonie Andrus Ansip a mené les négociations sur le marché unique numérique en tant que vice-présidentde la Commission européenne de 2014 à 2019. « C’est plus facile d’être unis que de négocier un pays à la fois avec cesentreprises. Que ce soit en Europe, au Canada ou en Australie, nous avons tous les mêmes enjeux et les mêmesinsatisfactions : les plateformes font beaucoup d’argent et ne redonnent pas assez à la société », explique-t-il enentrevue.

Andrus Ansip, aujourd’hui député au Parlement européen à Strasbourg, souligne que les mauvaises expériences del’Allemagne et de l’Espagne ont forcé la Commission européenne à prendre le relais. En 2014, après avoir adopté uneloi pour obliger Google à mieux rémunérer les groupes de presse — surnommée « taxe sur les hyperliens » —, l’Espagne avu le géant de la Silicon Valley répliquer en fermant son service Google News au pays. Ce coup d’éclat a fait chuterinstantanément la fréquentation des sites Internet médiatiques de 20 %. La même année, une menace semblable a faitreculer l’Allemagne, qui avait l’intention d’imiter l’Espagne. « Ce furent des échecs retentissants », lâche ledéputé.

En 2019, lorsque Andrus Ansip et son équipe ont rendu publique leur directive sur les droits d’auteur, Google aformulé la même menace de fermeture de Google News, cette fois dans toute l’Europe. Pour l’instant, seule la France aosé aller de l’avant en appliquant cette directive, et Google a plutôt choisi de négocier avec les associations depresse et de créateurs. « Il y a un côté intimidant avec ces géants, parce qu’il y a beaucoup d’argent en jeu. Ils ontles moyens de se défendre. J’espère que d’autres pays vont imiter la France », dit Andrus Ansip, qui souligne avoirtoujours eu des discussions « franches, honnêtes et cordiales » avec les multinationales numériques américaines. «Elles défendent leurs intérêts, alors c’est aux élus de faire également leur travail. »

Enjeu n

o

1

Création et rayonnement du contenu culturel local

Abonnements à Internet, à des chaînes en ligne, à de la diffusion en continu (

streaming

)… LesCanadiens n’ont jamais payé autant pouraccéder à du contenu culturel. Mais bien peu de cet argent va dans les poches des créateurs. Par exemple, quandun artiste vend un CD, il touche en général 10 % du prix de vente. Avec la musique en ligne, il reçoit desmiettes.

Position du CanadaLe projet de loi C-10, à l’étude en comité parlementaire, prévoit que lesentreprises comme Netflix, Apple, Disney+ et Spotify contribuent financièrement à soutenir les créationscanadiennes en versant annuellement des sommes à cet effet, à l’instar des diffuseurs et câblodistributeurs d’ici,qui doivent investir de 25 % à 45 % de leurs revenus en production canadienne. Selon Patrimoine canadien, lanouvelle loi forcera les « radiodiffuseurs en ligne » à verser en moyenne 830 millions dedollars par année.

Position des géants du WebIls sont d’accord avec la volonté du gouvernement, à la conditionque la loi ne concerne que les entreprises, pas les individus. Le contenu diffusé par de simples citoyens (parexemple sur YouTube) doit être exclu de la réglementation. « Nous comprenons que les décideurs sont tenus deconsidérer les contributions de tous les intervenants de l’écosystème du divertissement », a récemment soutenuStéphane Cardin, directeur des politiques publiques à Netflix Canada, qui a vu le nombre de ses abonnés au payspasser de 10 % des foyers en 2011 à 67 % en 2020.

Le coup d’envoi au Groupe de travail sur la diversité des contenus à l’ère numérique est officiellement donné le 10février 2020, un mois avant le début de la pandémie, quand 17 fonctionnaires représentant le Canada, l’Australie, laFrance, la Finlande et l’Allemagne se retrouvent à Paris, dans le sous-sol de l’ambassade canadienne, rue du FaubourgSaint-Honoré. Huit Canadiens sont du voyage, dont le sous-ministre adjoint à Patrimoine canadien, Jean-Stéphen Piché,qui préside la réunion. L’ambassadrice Isabelle Hudon y prononce le mot de bienvenue alors que les délégués sontencore à terminer leur petit-déjeuner dans la salle sans fenêtres tapissée des œuvres du peintre Jean Paul Riopelle —six toiles de 1979, L’aube, Matin, Le couchant, Le crépuscule,Midi et Après-midi, ornent trois des quatre murs, l’autre étant occupé par un écran géant pourles visioconférences.

Selon le compte rendu de la réunion obtenu par

L’actualité

, le groupe des cinq discute « du besoin d’allerau-delà des politiques publiques à court terme » et d’établir « un cadre de référence qui permettrait un écosystèmenumérique plus sain pour les citoyens ».

L’idée de jeter les bases d’un nouveau traité international qui lierait les parties sur le plan juridique circule,mais Steven Guilbeault repoussera finalement cette possibilité après une conversation avec Line Beauchamp, qui a étéreprésentante du Québec à l’UNESCO de 2014 à 2016. Les deux s’étaient côtoyés lorsqu’elle était ministre libérale del’Environnement, de 2007 à 2010, pendant qu’il était militant écologiste à Équiterre. Ils sont demeurés en contact. «J’ai demandé à Line ce qu’elle en pensait, raconte Steven Guilbeault. Elle m’a dit que c’était très long etbureaucratique, faire adopter un traité à l’UNESCO, et que je devrais d’abord mobiliser quelques pays autour d’unedéclaration commune avant de songer à un traité. »

L’une des personnes présentes à la réunion dans le sous-sol de l’ambassade canadienne, qui a requis l’anonymat parcequ’elle n’est pas autorisée à parler aux journalistes à micro ouvert, explique que cette rencontre d’une journée a été« déterminante ». « Nous étions enfin tous dans la même ville, dans la même pièce, pour discuter des problèmes et dece que chaque pays envisageait de faire. Après quelques heures, on sentait qu’on s’en allait quelque part », relate cefonctionnaire.

La discussion la plus animée survient en fin d’après-midi, lorsqu’il est question de finaliser la composition duGroupe de travail. Les participants s’entendent rapidement sur le fait qu’il vaut mieux rester à cinq pays pourfaciliter les échanges et parvenir à un consensus avant d’inviter d’autres nations à se joindre au groupe. Mais il enva différemment quand vient le moment d’aborder le rôle que devraient jouer les géants numériques. Devraient-ils êtreinvités à la table de discussion, ou être mis devant le fait accompli une fois la stratégie adoptée ? À la page 2 dudocument confidentiel de Patrimoine canadien qui résume la réunion, on peut lire que « certains membres du groupeexpriment leur inquiétude quant à la participation des plateformes numériques au tout début des délibérations duGroupe de travail ».

Un compromis se dessine : des membres de la société civile, comme des chercheurs ou des associations de créateurs,seront invités à rejoindre le groupe, tout comme des représentants des multinationales du Web, pour « obtenir leuravis sur certains aspects de la réflexion afin d’écrire les principes directeurs ». Les fonctionnaires conviennenttoutefois de poursuivre le dialogue en parallèle entre pays sur certains volets plus délicats, notamment laréglementation à adopter.

C’est ainsi qu’au printemps 2020, Jason Kee, conseiller en politiques publiques et relations gouvernementales àGoogle Canada, est invité à se joindre au Groupe de travail des cinq pays. « J’ai accepté tout de suite, dit-il.C’était une occasion de mieux expliquer comment on fonctionne et ce qui peut être fait. L’objectif est de trouver uncompromis acceptable pour tous. »

Il sera membre du groupe en compagnie de Nick O’Donnell, de Netflix Australie, de Louis-Alexis de Gemini, del’entreprise française Deezer — une plateforme d’écoute de musique en continu —, et de Tessa Sproule, de Vubble, uneentreprise canadienne qui utilise l’intelligence artificielle pour amplifier le partage de vidéos.

Steven Guilbeault n’est alors pas chaud à l’idée d’inclure des représentants d’entreprises dans le Groupe de travail.« Je trouvais plus simple de travailler entre pays d’abord », explique-t-il. Ses fonctionnaires réussiront à leconvaincre que la force de la déclaration qui émanera des travaux sera décuplée si des sociétés technologiquesparticipent à son élaboration. La feuille de route sera plus facile à vendre à d’autres pays. « Cet argument a nourrima réflexion », convient-il, avant d’y aller d’un grand sourire et d’une formule qu’il affectionne : « Les plateformesse sont dit qu’il valait mieux être à la table que sur le menu. » Jason Kee, de Google, s’esclaffe quand je lui citela phrase de Guilbeault. « Je ne le dirais pas comme ça, mais je suis d’accord avec le principe ! »

N’empêche, le ministre a parfois l’impression que les choses « traînent un peu » parce que les représentants desentreprises et de la société civile « retournent chacune des virgules du texte », me dit-il en ce printemps radieux de2021. Il est toujours prévu que la déclaration commune soit rendue publique au cours de l’année, précise-t-il.

Steven Guilbeault est pressé. Il a présenté en novembre dernier son projet de loi C-10 pour réformer la Loi sur laradiodiffusion, qui forcerait les acteurs d’Internet qui diffusent du contenu au Canada, comme Netflix, Apple, Amazonet Spotify, à contribuer davantage à la création de films, de séries télévisées et de chansons produits au pays. Leprojet de loi est à l’étude en comité parlementaire. Le ministre déposera également d’ici quelques semaines son projetde loi pour mieux éviter les discours haineux et la diffamation en ligne, puis complétera la séquence avant l’été avecses intentions sur la rémunération des médias par les géants du Web. Il compte sur le front commun des cinq pays pouraffermir sa position.

Une rapidité qui tranche avec l’attentisme du gouvernement Trudeau durant son premier mandat, de 2015 à 2019. Laministre du Patrimoine d’alors, Mélanie Joly, se débattait afin d’expliquer pourquoi Netflix ne serait pas obligéed’imposer la TPS à ses clients. L’épisode de la « taxe Netflix » — cette promesse électorale pour contrer le discoursconservateur qui accusait le Parti libéral du Canada (PLC) de vouloir augmenter les taxes des citoyens — a marqué lesesprits, particulièrement au Québec. Il a cimenté l’impression d’un gouvernement conciliant avec les géantsnumériques. Justin Trudeau et ses ministres parlaient en effet plus souvent des bienfaits de l’innovation et desemplois créés au Canada grâce à ces multinationales que des conséquences sur l’écosystème culturel et médiatique.

Aujourd’hui, Justin Trudeau et la vice-première ministre et ministre des Finances, Chrystia Freeland, appuientfermement Steven Guilbeault dans sa volonté d’encadrer les géants du Web. Les instructions du premier ministre àSteven Guilbeault à la suite du discours du Trône de septembre 2020 sont limpides. Il doit « assurer un partage pluséquitable des revenus des géants du Web avec nos créateurs et médias, ainsi qu’exiger qu’ils contribuent à lacréation, à la production et à la diffusion de nos histoires, que ce soit à l’écran, en parole, en musique ou àl’écrit », peut-on lire dans sa lettre de mandat.

Que s’est-il passé pour que le gouvernement Trudeau change ainsi de cap ? Dans les coulisses du Parti libéral, onparle d’une « évolution des mentalités » après plusieurs événements marquants.

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Propos haineux et diffamatoires en ligne

Des politiciens qui se font menacer de mort à répétition, des insultes racistes ou homophobes quipoussent à la dépression ou au suicide… Sans compter l’insurrection au Capitole le 6 janvier dernier, qui aillustré à quel point les réseaux sociaux ont lepouvoir d’ébranler la démocratie lorsqu’ils deviennent la courroie de transmission de groupes violents.Twitter, Facebook et YouTube ont d’ailleurs fermé ou suspendu de nombreux comptes dans la foulée, dont celui duprésident Trump.

Position du CanadaSteven Guilbeault déposera sous peu un projet de loi qui forcera lesréseaux sociaux à retirer en quelques heures les propos haineux ou faisant la promotion de groupes extrémistes. Leministre devra toutefois trouver une formule conforme à la notion de liberté d’expression garantie par les chartesdes droits et libertés. Il lui faudra également prévoir un mécanisme d’appel pour ceux qui se ferontcensurer.

Position des géants du WebLes multinationales réclament un meilleur encadrement des États,sachant que l’ambiance souvent toxique sur les réseaux sociaux décourage les utilisateurs et nuit à leur modèled’affaires. « L’autorégulation a fait son temps. Des changements sont nécessaires. On a besoin de plus deréglementation des gouvernements », convient Kevin Chan, de Facebook Canada.

La question est davantage : comment y arriver ? « Les plateformes gèrent des milliards d’opérations par jour,rappelle Jason Kee, de Google Canada. On ne peut pas vérifier manuellement chacun des messages. Il faut que leprocessus soit efficace, mais qu’il tienne compte du volume des données à traiter. »

Lorsque Mélanie Joly s’installe à la tête du ministère du Patrimoine, en 2015, elle n’a pas le mandat de fairecontribuer les plateformes numériques à l’écosystème culturel et médiatique canadien. Le premier ministre lui demandede renflouer les coffres du Conseil des arts et de Radio-Canada, sans prendre l’argent dans les poches des géants dela Silicon Valley.

Le cabinet du premier ministre choisit une ancienne de Google Canada, Leslie Church, comme directrice de cabinet afind’épauler Mélanie Joly. Leslie Church a pu observer aux premières loges la guerre que son ex-employeur a livrée enEspagne et en Allemagne l’année précédente pour ne pas rémunérer le partage des articles de presse. Elle déconseilledonc à la ministre Joly et à Justin Trudeau de s’embarquer dans une bataille contre les plateformes numériques.

Un an plus tard, l’imprévisible Donald Trump s’installe à la Maison-Blanche et exige de renégocier l’ALENA. JustinTrudeau et deux de ses principaux conseillers, Gerald Butts et Mike McNair, jugent qu’il est préférable d’attendrepour affronter les GAFAM américains, soutenus par Washington, afin de ne pas faire dérailler le processus denégociation.

Lors des pourparlers, Chrystia Freeland et Mélanie Joly réussiront toutefois à étendre la clause d’exceptionculturelle de l’ALENA à l’univers numérique, pour que la culture ne soit pas considérée comme une marchandise parmid’autres. Cette clause accorde plus de marge de manœuvre au gouvernement canadien pour légiférer et subventionner sonindustrie culturelle en vue de la protéger.

Pendant que l’ALENA 2.0 est en cours de négociation, plusieurs événements font réfléchir Justin Trudeau et sesproches collaborateurs.

D’abord, la Russie est accusée d’avoir utilisé les réseaux sociaux pour influencer l’issue de la campagneprésidentielle américaine à l’automne 2016. Au Forum économique mondial de Davos, où le premier ministre se rend enjanvier 2017, c’est LE sujet de discussion — et de craintes — des dirigeants de la planète.

Puis, au printemps 2018, éclate le scandale Cambridge Analytica. Cette société britannique a profité d’une failledans la protection des données personnelles détenues par Facebook pour tenter d’influencer les électeurs britanniqueset américains. « C’était la colère au bureau du premier ministre. On se demandait : “C’est quoi ça, le farwest ?!” » raconte une source présente à ces réunions.

Moins d’un an plus tard, le 15 mars 2019, un homme se filme en train d’abattre des fidèles dans deux mosquées deChristchurch, en Nouvelle-Zélande. Le drame, qui fait 51 morts et une quarantaine de blessés, est retransmis en directpendant 17 longues minutes sur Facebook, sans que l’entreprise intervienne.

Le débat sur le peu de censure de la haine véhiculée sur les plateformes numériques prend de l’ampleur alors qu’enparallèle, la faible taxation dont bénéficient ces multinationales aux revenus mirobolants retient de plus en plusl’attention — les 10 plus importantes entreprises technologiques ont engrangé des profits de 261 milliards de dollarsaméricains en 2020, mais paient très peu d’impôts ou de taxe dans les pays où elles font des affaires.

La pression monte au sein du caucus libéral pour modifier l’orientation du parti à l’aube de la campagne électoralede l’automne 2019. Les députés du Québec interviennent auprès de Justin Trudeau afin que le parti durcisse le tonenvers les géants du Web. Ils souhaitent que ces derniers contribuent davantage à la diffusion et à la création de laculture locale. Les députés ontariens sont quant à eux plus préoccupés par le fiel qui se répand sur les réseauxsociaux. « On a pris les deux champs d’intérêt, on a mis ça ensemble et on a accentué la pression sur le PM et sesconseillers », affirme un député qui a requis l’anonymat parce qu’il n’est pas autorisé à dévoiler la teneur desconversations privées au sein du caucus.

En mai 2019, Justin Trudeau s’envole pour Paris, où son ami le président Emmanuel Macron organise le grand sommetVivaTech sur l’avenir de l’industrie numérique. La France s’apprête alors à légiférer pour forcer les géants du Web àverser une taxe de 3 % sur les revenus générés sur le territoire français et les obliger à négocier une meilleurecompensation pour le partage des articles des médias.

Ce voyage achève de convertir le premier ministre.

Le 16 mai à 10 h 15, Justin Trudeau monte sur la tribune principale de VivaTech à Paris Expo Porte de Versailles,dans le 15

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arrondissement, devant des centaines de délégués — dirigeants d’entreprise, diplomates,investisseurs, chercheurs… —, et prononce une allocution de 25 minutes qui marque une rupture avec l’attentisme desprécédentes années. Ce discours passe largement inaperçu au Canada. Mais ses répercussions n’en sont pas moinsgrandes.

Après quelques mots d’usage sur « les progrès technologiques de nos sociétés qui changent nos vies dans le bon sens »et « les énormes possibilités qui s’offrent à nous », Justin Trudeau change de ton. « Mais le changement qui seproduit rapidement comporte aussi des risques », déclare-t-il à la foule. « Ce que nous voyons aujourd’hui, c’est unesphère numérique qui s’est transformée en far west, et c’est parce que nous, en tant quegouvernements et leaders industriels, n’en avons pas fait une véritable priorité. Nous devons prêter attention à cequi se passe. Le caractère même de nos pays est en jeu. »

Il revient ensuite sur le massacre en direct de Christchurch. « Ce n’était pas une sonnette d’alarme, c’était lagoutte d’eau qui a fait déborder le vase pour les gouvernements, les entreprises technologiques comme les vôtres etles citoyens du monde. […] Certains disent qu’au lendemain d’une telle attaque, nous ne devrions pas parler depolitique […]. Eh bien, lorsque 51 personnes sont assassinées et que le monde entier peut le voir en temps réel,c’est exactement le moment de parler de politique », lance-t-il. La salle se lève d’un bond pour l’applaudir.

La plateforme électorale du PLC à l’automne 2019 ne porte plus de trace de la réticence du parti envers la « taxeNetflix ». Elle demande plutôt aux Canadiens un mandat pour mettre les géants numériques au pas.

Steven Guilbeault, élu dans Laurier–Sainte-Marie, à Montréal, n’a pas assisté aux tiraillements internes du parti de2015 à 2019. « Quand je suis arrivé, tout le monde voulait réglementer les multinationales d’Internet. Je n’ai jamaissenti de problème, alors j’ai pris le ballon et je me suis sauvé avec ! » illustre-t-il en riant.

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Taxation et imposition

À elles seules, Facebook et Google auraient engrangé des revenus d’environ huit milliards de dollars auCanada en 2020, selon des travaux du chercheur et professeur Jean-Hugues Roy, de l’UQAM. Or, les deuxmultinationales n’ont pas payé de taxe ou d’impôts sur le territoire canadien pour autant. Le problème se répèteà l’échelle de la planète, les géants du Web faisant des affaires partout, mais contribuant très peu aux revenusdes gouvernements.

Position du CanadaLe gouvernement travaille avec l’OCDE pour arriver à un consensusinternational d’ici la fin de 2021 sur la taxation des géants du Web et un impôt minimal pour contrer lesmultinationales qui transfèrent leurs profits vers les paradis fiscaux. Contrairement à Donald Trump, Joe Bidenappuie cette démarche, qui devrait grandement avancer lors de la rencontre du G20 de juillet prochain. Si l’OCDEéchoue, Ottawa a annoncé son intention de taxer à hauteur de 3 % les revenus des entreprises technologiques surson territoire, comme la France. Le gouvernement fédéral toucherait ainsi 3,4 milliards de dollars sur cinq ans,selon les prévisions de l’automne dernier.

Position des géants du WebGoogle « comprend l’idée de cette réforme », mais rappelle qu’ellepaie déjà des impôts là où se situe son siège social, aux États-Unis. Se voir imposée dans chaque pays où ellefait des profits, « c’est une toute nouvelle philosophie d’imposition, et il faut faire attention de ne pas taxerou imposer les sociétés en double », affirme Jason Kee, de Google Canada. Le son de cloche est semblable du côtéde Facebook. « On appuie une réforme mondiale, même si ça veut dire qu’on paiera un peu plus d’impôts en bout depiste. Il faut toutefois éviter les mesures à la pièce dans chacun des pays », précise Kevin Chan.

La plupart des géants sont américains, d’où l’appui de Washington, mais celui-ci n’est pas sans faille. Car même à lamaison, dans plusieurs États et au Congrès, leur puissance dérange.

Bill Ferguson, un sénateur démocrate de l’État du Maryland, est parvenu à faire adopter, le 12 février dernier, la première loi américaine pour taxer les revenus numériques des entreprises du Web sur son territoire. Une taxe de 2,5 % à 10 % sera prélevée sur le chiffre d’affaires des sociétés dont les revenus excèdent 100 millions de dollars. Le Maryland prévoit ainsi récolter environ 250 millions de dollars par année, qui seront réinvestis dans le système d’éducation. « Nous voulons que ces entreprises réussissent, ce n’est pas une punition, précise le sénateur en entrevue. Mais les géants du Web doivent contribuer davantage au tissu social dont ils profitent. »

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La bible anti-GAFAM

Si les entreprises numériques font des affaires d’or, c’est parce que les utilisateurs de leurs plateformes sontinstruits, connectés et qu’ils touchent des revenus assez élevés pour dépenser, ce qui attire les annonceurs, souligneBill Ferguson depuis sa résidence de Baltimore. « Étant donné qu’elles n’ont pas de présence physique au Maryland, cesentreprises ne paient pas d’impôts ou de taxes comme les autres, alors elles ne contribuent pas au financement denotre système d’éducation ou de nos infrastructures, mais elles profitent de tous les avantages d’une société moderne! On doit ajuster notre système de taxation à la nouvelle économie », dit-il.

La nouvelle loi du Maryland est contestée devant les tribunaux par l’Internet Association, derrière laquelle seregroupent les acteurs de la Silicon Valley comme Facebook et Google.

Les géants du Web sont par ailleurs poursuivis par les procureurs de 11 États américains pour monopole abusif.

À la mi-mars, un projet de loi ayant l’appui de nombreux démocrates et républicains a été déposé dans les deuxchambres du Congrès afin de permettre aux organisations médiatiques de s’unir pour mieux négocier une compensationpour le travail journalistique partagé en ligne sur Facebook et Google. « Ces deux entreprises jouissent en réalitéd’un monopole. Elles ont tellement de pouvoir qu’elles peuvent menacer des pays de quitter leur marché », explique lasénatrice démocrate Amy Klobuchar, du Minnesota, en faisant référence à la bataille australienne. Elle a reçu l’appuidu puissant sénateur républicain Mitch McConnell dans sa croisade.

Cette fissure dans l’armure des gros acteurs technologiques a fait mettre la pédale douce à la diplomatie américaine.Washington ne gonfle pas ses muscles pour tenter de contrecarrer la volonté des pays qui souhaitent mieux lesencadrer. Le ministre australien Paul Fletcher le confirme : « Tant que nos lois respectent les traités internationauxsignés par les États-Unis, Washington se tient en retrait. »

De plus, les géants d’Internet ne s’entendent pas entre eux, ce qui empêche le gouvernement américain de prendre faitet cause pour l’un à l’étranger, au risque de déplaire à un autre. Par exemple, en Australie, Microsoft a rapidementoffert son moteur de recherche Bing pour remplacer celui de Google si cette dernière devait mettre à exécution samenace de quitter le pays. Microsoft, également propriétaire du réseau social LinkedIn, s’est dite heureuse denégocier avec les groupes de presse, contrairement à Facebook et à Google.

Andrus Ansip, député au Parlement européen, confirme ne jamais avoir eu le gouvernement américain dans les pattespendant que son équipe de la Commission européenne élaborait la nouvelle directive sur le droit d’auteur. « Apple sebat contre Spotify, Microsoft contre Google… alors le gouvernement américain est coincé, il ne peut pas avoir deposition claire. De toute façon, ces géants ont assez d’argent pour s’occuper de leurs intérêts sans avoir besoin del’influence de Washington », soutient-il.

Jason Kee, de Google Canada, dit ne pas sentir l’ombre du gouvernement américain derrière lui dans les négociations.« Les entreprises technos s’occupent de leurs affaires et sont heureuses de parler directement avec les gouvernementsde la planète. »

La seule exception notable s’est produite lorsque l’administration Trump a menacé la France de représailleséconomiques si Paris adoptait une taxe spéciale de 3 % sur les revenus des GAFAM générés sur son territoire. Or,l’administration Biden a adouci le ton en arrivant au pouvoir. La nouvelle secrétaire au Trésor, Janet Yellen, aaccepté de participer aux travaux de l’OCDE sur la taxation mondiale des géants du Web et s’est dite favorable auprincipe, contrairement au gouvernement précédent.

À Ottawa, on ne prend toutefois aucun risque. Steven Guilbeault et ses proches collaborateurs, notamment son chef decabinet, Mathieu Bouchard, mettent l’ambassade américaine au Canada au parfum de leurs intentions avant de déposerleurs projets de réforme qui touchent les multinationales numériques. Une attention que la diplomatie américaineapprécie. « Nous savons que le gouvernement canadien considère plusieurs nouvelles initiatives pour réguler lesplateformes en ligne. Nous rencontrons ses représentants pour en apprendre davantage et faire en sorte qu’on secomprenne bien », explique Molly Sanchez Crowe, porte-parole de l’ambassade américaine au Canada.

L’absence de ministère de la Culture aux États-Unis complique un peu les choses pour le ministre Guilbeault. « Jen’ai pas de vis-à-vis à Washington, dit-il, alors c’est difficile de prendre la température de l’eau. Pour eux, laculture, c’est avant tout économique. Ce n’est pas la même chose pour nous. »

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Compensation aux médias pour le partage de leur contenu

Le contenu des médias traditionnels relayé en ligne contribue à attirer des utilisateurs sur lesplateformes numériques, qui récoltent les revenus publicitaires. Google et Facebook accaparent à elles seules 80% de ce lucratif marché en ligne et rechignent à partager la cagnotte avec les éditeurs. Le professeurJean-Hugues Roy a calculé que si Google et Facebook avaient dédommagé les médias canadiens pour le trafic générépar leurs articles en ligne en 2020, ellesauraient dû verser au minimum 280 millions de dollars.

Position du CanadaLe ministre Steven Guilbeault s’inspire de la réforme du droit d’auteur enFrance et de la réaction de l’Australie en vue d’obliger les géants numériques à négocier une compensation pourl’utilisation du contenu journalistique sur leurs plateformes. Un projet de loi, qui proposera un mécanisme adaptéau Canada — notamment pour mieux protéger les petits éditeurs —, est en cours d’élaboration et sera déposé dansles prochains mois.

Position des géants du WebPartout dans le monde, les géants numériques s’opposent à larémunération des groupes de presse pour le contenu partagé sur les réseaux sociaux, affirmant que c’est une partnégligeable du trafic et qu’ils ne choisissent pas ce que les médias décident de partager. Le contenujournalistique aide toutefois les plateformes à lutter contre la désinformation en ligne.

Kevin Chan, de Facebook Canada, se dit heureux de voir que les pays se parlent davantage de la meilleure manièred’encadrer les géants du Web. « On souhaite que les gouvernements aient une approche plus harmonisée et cohérentepartout dans le monde. C’est plus facile pour nous que d’interagir avec 180 pays », explique-t-il. Même son de clochede la part de Jason Kee, de Google Canada. « En se concertant, les États vont comprendre plus facilement ce qu’ilspeuvent imposer à tous, et où il devra y avoir des particularités régionales », soutient-il.

Steven Guilbeault espère pouvoir dévoiler les principes directeurs et le plan d’action élaborés par le Groupe detravail des cinq d’ici la fin du printemps. Le recrutement de nouveaux pays qui signeront cette déclaration communebat son plein. Le ministre refuse de révéler des noms, mais nous avons appris que le Mexique, le Chili, leRoyaume-Uni, la Nouvelle-Zélande et le Japon souhaiteraient vivement se joindre à la bataille.

Le ministre australien Paul Fletcher s’en félicite. « Quand il y a un vide juridique ou une situation qui ne fonctionne plus, c’est le travail des gouvernements démocratiquement élus de la planète de s’en occuper, idéalement ensemble. Les entreprises ne sont pas au-dessus des lois, elles vont s’adapter. »

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Dompter les géants

Cet article a été publié dans le numéro de mai 2021 de L’actualité.

Courriel

Les voyeurs de chez nous

Qui sont les voyeurs québécois et dans quels lieux sévissent-ils ? La Presse a épluché des dizaines de jugements et de documents judiciaires pour le découvrir. En commençant par le dossier d’un concierge qui a filmé — pendant six ans — les toilettes et les vestiaires qu’utilisent chaque jour les policières d’un établissement du SPVM.Une enquête de Marie-Claude MalboeufLes voyeurs de chez nous

Publié le 4 mai 2021 à 5h00

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Marie-Claude Malboeuf

La Presse

Filmées à travers la poubelle

La scène se déroule dans Griffintown, 24 heures avant l’annonce de la pandémie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Une policière du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) s’enferme dans les toilettes de son lieu de travail et s’assoit sur la cuvette. Un geste banal, qu’elle a déjà fait des milliers de fois dans sa vie. En toute intimité.

Mais à partir d’aujourd’hui, le 10 mars 2020, rien ne sera plus jamais pareil.

Près de la toilette, une poubelle noire arbore un trou bizarre, assez grand pour qu’on y entre le petit doigt. Perturbée, la policière fait instinctivement pivoter l’objet avant de quitter la pièce.

Lorsqu’elle y retourne peu après, le trou de la poubelle vise à nouveau la cuvette, comme par magie. Et le malaise de l’agente se transforme bientôt en stupeur.

Une fouille rapide a suffi pour découvrir qu’un concierge qu’elle affectionnait, Marc-Olivier Chouinard, avait collé une caméra-espionne à l’intérieur de la poubelle percée.

« Sur le film, on voit le visage de l’accusé lors de l’installation et les parties intimes de [l’agente] lorsqu’elle était sur la toilette », précise un exposé des faits déposé au dossier de cour, que La Presse a consulté.

Comme concierge, l’homme de 35 ans pouvait aller partout dans cet édifice du SPVM. Et il en a profité. Trois autres policières et une femme inconnue tiennent la vedette dans d’autres vidéos trouvées chez lui. On les voit se déshabiller dans un vestiaire ou se rendre aux douches.

« Ses seins, ses fesses et son vagin sont complètement visibles à la caméra », indique l’exposé des faits, au sujet de la victime inconnue.

Abusées de la même façon, les quatre policières ont vécu un grand choc.

Celle qui a repéré la caméra s’est sentie trahie par son camarade. Une autre — marquée par une enfance terrible — ne s’est toujours « pas remise » de cette nouvelle violence et les « conséquences sont un peu dramatiques », a précisé la juge Anne-Marie Lanctôt avant de prononcer sa sentence, le 1

erLes voyeurs de chez nous

avril dernier.

Les gestes de Marc-Olivier Chouinard sont « graves », l’entend-on dire dans l’enregistrement de l’audition obtenu par La Presse. « Vous auriez dû prendre [votre problème] au sérieux avant, quand vous avez vu que ça vous entraînait à poser des gestes illégaux, et auriez dû demander de l’aide avant d’être arrêté. »

La Cour a donc condamné le jeune homme à une incarcération de 12 mois, qu’il doit purger dans son petit appartement du Plateau Mont-Royal plutôt qu’en prison avec d’autres détenus.

Avant de prendre cette décision, la juge s’est montrée très sensible à la détresse de Marc-Olivier Chouinard, à son enfance malheureuse, à sa maladie, à son absence de relations sociales et au fait qu’il rencontre un psychiatre et prend des médicaments pour atténuer ses obsessions.

« Mais vous êtes toujours à risque. C’est mentionné dans les rapports », l’a-t-elle prévenu. « Je vous conseille de tout faire pour revenir sur le marché du travail. Vous avez toujours été un bon employé dans le passé. Ça va vous amener une vie sociale et vous stabiliser. » (Lisez l’onglet 4 sur le traitement des voyeurs)

Des collectionneurs

Les caméras semblables à celle que Marc-Olivier Chouinard a choisie peuvent échapper longtemps à la détection. Et ainsi faire exploser le nombre de victimes.

Un ex-avocat de 28 ans, Samuel Beaugé-Malenfant, a d’abord été arrêté en pleine autoroute, tandis qu’il fuyait le chalet d’Orford où il avait invité une famille de trois enfants, en août 2018. Ses invités ont déclaré à la police qu’ils avaient découvert une caméra-espionne dans la salle de bains (comme l’ont rapporté des médias à l’époque).

IMAGE TIRÉE DU SITE DU CABINET PRÉVOST FORTIN D’AOUST, PHOTOMONTAGE LA PRESSE

Samuel Beaugé-Malenfant

Dix mois plus tard, la Sûreté du Québec affirmait que le même homme avait aussi filmé une trentaine d’adolescents à leur insu à partir de 2017. Et qu’il l’avait fait dans cinq régions différentes — ouest de l’île de Montréal, couronne nord, Montérégie, Hautes-Laurentides et Charlevoix.

Samuel Beaugé-Malenfant, qui mesure 2 m, était entraîneur de hockey dans l’ouest de Montréal. Il n’est plus membre du Barreau et vit maintenant avec ses parents, dans une grande maison de Roxboro.

Une jeune fille qui l’a connu au collège Beaubois a affirmé à La Presse qu’il était très « gentil, populaire et charismatique ». Un autre voisin le voyait souvent faire la fête, « comme tous les jeunes de son âge », a-t-il précisé.

En plus d’être accusé de voyeurisme, l’ex-avocat est accusé d’avoir produit de la pornographie juvénile. Mais le tribunal n’a pas encore évalué la preuve ; le procès débutera en septembre.

Partage d’images

Les caméras miniatures sont peut-être difficiles à repérer. « Mais quand elles le sont, ça mène bien plus souvent à des accusations », constate le psychiatre Benoît Dassylva, qui traite les délinquants sexuels depuis 26 ans à l’Institut Philippe-Pinel de Montréal.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSELes voyeurs de chez nous

Le psychiatre Benoît Dassylva traite des délinquants sexuels, dont de nombreux voyeurs, depuis bientôt 30 ans.

« Avant, le suspect pouvait dire : “Je suis dans la toilette des femmes parce que je me suis trompé de porte.” Il n’a plus d’excuse quand des images se trouvent dans sa caméra ou son téléphone. »

Un pédophile multirécidiviste de Sherbrooke, Alain Gagné, a eu beau prétendre qu’il n’était pas l’auteur d’une vidéo montrant une écolière en train d’uriner, on le voyait au début du film, a écrit le juge qui l’a condamné.

Le magistrat a sursauté en découvrant le titre que l’accusé avait donné à sa vidéo. « On a peine à croire qu’il [y] insère “! ! ! NEW ! ! !” pour lui-même, précise-t-il dans son jugement. Le bon sens indiquerait plutôt le désir de partager ce fichier. »

Les voyeurs fréquentent souvent des groupes de discussion qui leur permettent de s’encourager et de s’échanger des trucs et des fichiers, confirme le psychiatre Benoît Dassylva.

Il sait que certains patients s’y sont risqués. « Mais ceux que j’ai vus ne partageaient pas ça à grand volume pour ne pas être arrêtés. »

Seulement 6 % des 330 voyeurs québécois poursuivis de 2015 à 2019 ont été accusés d’avoir distribué leurs images, d’après les statistiques du Directeur des poursuites criminelles et pénales obtenues par La Presse grâce à la Loi sur l’accès à l’information

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Difficile

Les autres échappent-ils trop aisément à la police ? Prouver que des vidéos ont été diffusées illégalement est très ardu, répond Francis Fortin, qui a été analyste en cybercriminalité à la Sûreté du Québec avant de devenir professeur à l’Université de Montréal.

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

Francis Fortin, professeur de criminologie à l’Université de Montréal et ancien analyste en cybercriminalité à la Sûreté du Québec, constate qu’il est difficile de repérer les victimes de voyeurisme sur le web.

Les femmes qu’on voit sur les sites web pourraient être consentantes et simuler la séance de voyeurisme. On doit pouvoir les identifier et les retrouver si on veut prouver le contraire en cour.

Francis Fortin, professeur de criminologie à l’Université de Montréal

« Les policiers, ajoute-t-il, ne seront peut-être pas très proactifs — ils ont déjà du mal à régler les cas d’enfants exploités, admet-il. Mais si une victime porte plainte, ils vont sûrement enquêter. »

Une femme a toutefois vécu le contraire, après avoir découvert, dans l’ordinateur de son ex-conjoint, qu’il avait filmé l’entrecuisse de plusieurs femmes — lors de réunions au bureau, dans l’autobus et dans l’escalier mécanique d’un centre commercial. Elle a aussitôt remis une copie des vidéos à la police. « Ils n’ont rien fait ; ne l’ont même pas appelé. Je me sentais tellement impuissante ! J’ai regretté de ne pas avoir averti son employeur avant qu’il change d’emploi », raconte-t-elle (sous le couvert de l’anonymat pour des raisons de sécurité).Les voyeurs de chez nous

« Après des semaines d’attente, il a fallu que je le confronte moi-même. J’espère que je l’ai freiné, mais il pourrait aussi bien avoir acheté un gadget plus sophistiqué. »

Le SPVM a écrit à La Presse que les victimes de voyeurisme ne devaient surtout pas avoir honte, et peuvent se rendre à leur poste de quartier ou appeler le 911.

> POUR DÉNONCER UN CRIME

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À titre de comparaison, durant la même période, 664 Québécois ont été poursuivis pour « leurre d’enfant avec un ordinateur », selon Statistique Canada.

Avec la collaboration de William Leclerc

« Les sanctions peuvent être très importantes »

Comme l’a été Marc-Olivier Chouinard, les voyeurs peuvent être condamnés à l’incarcération — à domicile ou en prison. Mais pour cinq ans maximum. Le Code criminel ne prévoit par ailleurs aucune peine minimale. Un actuaire de Québec — qui avait partagé des photos et une vidéo d’une femme nue — a ainsi pu recevoir une absolution conditionnelle. Les rapports d’experts le décrivant comme « narcissique et égocentrique », le tribunal a préféré lui imposer 240 heures de service communautaire sur 18 mois — plutôt qu’un bref emprisonnement —, pour qu’il développe « plus d’empathie et de sensibilité ». À l’inverse, un autre juge a choisi d’imposer 60 jours de prison à un massothérapeute, pour ne pas « banaliser ce genre de gestes inacceptables ou lancer le message que filmer une cliente sans son consentement n’est pas si grave ». La peine dépend du contexte, explique la procureure de la Couronne Joanny St-Pierre : « Dans certains cas, les sanctions peuvent être très importantes. » Lorsqu’un voyeur cible des mineurs, la Couronne l’accuse d’avoir produit de la pornographie juvénile — un crime associé à une peine minimale de 1 an de prison et à une peine maximale de 14 ans.

Marie-Claude Malbœuf, La Presse

Le voyeurisme au Québec de 2015 à 2019

— 553 demandes d’intenter des poursuites ont été soumises au DPCP par les policiers— 330 voyeurs ont été poursuivis — 21 d’entre eux avaient publié ou diffusé des enregistrements visuels de leurs victimesSource : Directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec

Ils sévissent partout

PHOTOMONTAGE LA PRESSE

Certains voyeurs violent l’intimité de centaines d’inconnus ; d’autres ciblent des proches ou des connaissances. Voici cinq lieux à risque, d’après dix jugements québécois.

Au travail

L’employée d’un dépanneur de Chicoutimi est restée « dégoûtée et traumatisée » en découvrant que son patron, Daniel Cyr, la filmait tandis qu’elle utilisait les toilettes. « Elle est toujours inquiète maintenant lorsqu’elle va à la salle de bains et remet en question la confiance qu’elle entretient envers les gens autour d’elle », précise le tribunal.

À l’écoleLes voyeurs de chez nous

Le garçon n’avait que 12 ans, écrit le juge, et il s’est évanoui quand les policiers ont fouillé sa maison. « Il avoue avoir filmé avec son cellulaire, à leur insu, 80 à 100 élèves de son école, alors qu’ils étaient aux toilettes dans une cabine adjacente […] afin de se comparer et de s’imaginer être amoureux. » Au moins deux adultes ont pour leur part été surpris dans les toilettes pour femmes du collège de Maisonneuve, à Montréal. Un ancien élève, Jayme Gourdeau de Castro, tenait son téléphone depuis une demi-heure à un angle permettant de voir dans les cabines voisines de la sienne. Une stratégie qu’il a aussi employée dans une cabine d’essayage.

Quatre ans plus tard, c’était au tour d’un quadragénaire, Réginald Wadiestrandt, d’être démasqué au même endroit. Il a fui et a récidivé dans les toilettes du cégep Marie-Victorin.

À domicile

Des dizaines de femmes ont été trahies par un proche parent, un ami, un voisin, etc. « [La victime] prend sa douche et découvre avec effroi que [son beau-frère] la filme alors qu’elle est nue, relate le tribunal dans un jugement rendu à Granby. Elle se met à crier, en tentant de se cacher. Elle voit une caméra dissimulée dans le mur. »Le pompier Claude Fecteau contrôlait même à distance son dispositif vidéo, découvert lors de rénovations, rapportaient plusieurs médias régionaux. Il l’avait caché dans le mur d’une salle de bains de Lévis, où vivait une adolescente. D’autres voyeurs ont élaboré des systèmes complexes. Le mécanicien Claude Doré avait installé des caméras reliées à des fils dans les ventilateurs des deux logements qu’il louait à de jeunes femmes, au sous-sol de son triplex de Chicoutimi.

Pour faire de même, à Drummondville, Kevin Leclair-Boisvert a percé la cloison séparant son grenier de celui de sa voisine, une jeune enseignante. Des pères et des beaux-pères ont caché leurs téléphones dans un aquarium, une plinthe ou une chaussette pour filmer leurs adolescentes. Tandis qu’un garçon des environs de Québec a simplement fixé son téléphone au bout d’un bâton de hockey pour filmer à travers la fenêtre, lorsque sa voisine de 13 ans se déshabillait dans sa chambre. « [L’ami à qui il a envoyé les photos] a incorporé ces images à sa collection de photographies représentant des adolescentes nues de la région », souligne le tribunal.

À la clinique

En pleine consultation, le médecin Craig Smith a photographié les organes génitaux d’une patiente et les seins d’une autre, à la Clinique Santé Mont-Royal. Depuis, « tout bruit soudain amène chez [la deuxième] un sentiment d’insécurité », rapporte le Conseil de discipline du Collège des médecins.

À Trois-Rivières, un technicien en informatique pratiquant la massothérapie, Camille Comtois, a déplacé la culotte d’une cliente pour mieux filmer son corps pendant leur séance. La personne qui reçoit un traitement est nécessairement vulnérable, a rappelé le juge. Les gens, craint-il, « finiront par renoncer aux bénéfices que procurent ces soins de santé si la protection de leur vie privée n’est pas assurée ».

À la piscine ou au gym

Les vestiaires attirent particulièrement les voyeurs. L’entraîneur Gilbert McDonald a espionné ses nageuses dans celui du cégep de l’Outaouais. La jeune fille qui a découvert son téléphone dans un coin s’est mise à faire des crises d’angoisse. Elle ne peut plus se trouver seule avec un professeur à moins que la porte soit ouverte. « Sans quoi, a-t-elle témoigné, j’ai l’impression de chercher mon souffle en continu. […] Si un homme en qui j’avais une confiance absolue a pu me faire du tort de cette façon, je ne vois pas ce qui empêcherait un inconnu de le faire. »

« Ils ont l’impression que c’est facile et normal »

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Le Dr Benoît Dassylva, psychiatre spécialisé dans le traitement des délinquants sexuels à l’Institut Philippe-Pinel de Montréal

Les voyeurs poursuivis au Québec étaient âgés de 12 à 70 ans. Qui sont-ils ? Le psychiatre Benoît Dassylva, qui traite les délinquants sexuels à l’Institut Philippe-Pinel de Montréal, répond à nos questions.

Le voyeurisme est-il répandu ?

Très. Lors d’un sondage de l’Institut, 50 % des hommes ont dit s’y être déjà adonnés au moins une fois [sans qu’il s’agisse d’un jeu de rôles consensuel], même si c’est illégal. Mais c’est un continuum. Pour la plupart, ce n’est pas compulsif ni leur seul mode d’excitation.

Qu’est-ce qui fait basculer dans cette catégorie ?Les voyeurs de chez nous

Le voyeurisme étant fréquent, on trouve une foule de sites axés sur sa pratique avec tel ou tel groupe d’âge, ou dans tel ou tel contexte. Les gens s’y échangent aussi des trucs. Ils peuvent finir par avoir l’impression que le voyeurisme est facile et normal.

Attention : l’internet ne va pas inventer des fantaisies chez quelqu’un qui n’a aucun problème, qui peut visionner ça par curiosité ou par ennui, et se lasser. Mais chez quelqu’un qui a des difficultés personnelles, si ça se répète, ça peut accentuer la déviance et le profil d’excitation.

Quels traits partagent les voyeurs endurcis ?

Ceux qu’on traite à notre clinique ont généralement été arrêtés par la police ou ont reçu un ultimatum de leur conjointe. Ils ont des points communs, mais ils ne sont donc pas forcément représentatifs des autres, qu’on ne connaît pas.

Parmi ceux qu’on voit, les gens qui regardent par la fenêtre ou qui vont dans des vestiaires sont souvent inhibés socialement. Ils ont du mal à nouer des relations intimes, et ça peut mener à des frustrations.

Les gens qui installent des caméras peuvent avoir un profil plus délinquant, être plus centrés sur leurs besoins, pas tellement sur l’impact que ça aura sur les autres.

Peut-on les traiter ?

Oui, mais pas facilement. Parmi les délinquants sexuels qu’on traite, ceux qui récidivent le plus souvent sont les voyeurs et les exhibitionnistes. Ils sont portés à retourner à leur comportement à la moindre émotion négative.

Ceux qui commettent des agressions sexuelles vont avoir un plus grand frein, même quand ça va mal dans leur vie, parce que les conséquences d’une récidive seraient beaucoup plus graves.

Est-ce que la pandémie a eu un impact ?

Avec le couvre-feu, mes patients qui regardaient par les fenêtres la nuit ont cessé leur comportement pendant plusieurs mois, et ça a été salutaire. On peut penser que les gens qui installent des caméras ont vécu un peu la même chose, ayant perdu accès à certains lieux publics pour un temps. Mais la pandémie est une source de stress et le stress peut jouer dans l’autre sens. Les gens sont plus isolés, passent plus de temps sur l’internet et ça peut faire augmenter leurs idées et leurs envies.

Les propos du D

r

Dassylva ont été résumés et adaptés par souci de synthèse

Le voyeurisme en chiffres

4 % : Proportion des hommes québécois qui expérimentent « souvent » le voyeurisme *32 % : Proportion des hommes québécois qui ont expérimenté quelques fois le voyeurisme *16 % : Proportion des hommes québécois qui souhaitent « absolument » expérimenter le voyeurisme *Source : Journal of Sex Research, 2017* D’après les réponses de 1000 personnes à un sondage effectué en 2014 par des chercheurs de l’Institut Philippe-Pinel et de l’Université du Québec à Trois-Rivières

> Consultez l’étude

Les voyeurs des toilettes

Qu’est-ce qui pousse un voyeur à filmer les gens aux toilettes ? Ou à chercher ces vidéos sur les sites web ? La plupart du temps, c’est l’interdit et la nudité qui les intéressent. Mais certains cherchent à voir une personne uriner. Ces derniers sont très peu nombreux, précise Christian Joyal, professeur de psychologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières et chercheur au Centre international de criminologie comparée. Les rares cas décrits par des chercheurs font remonter une telle obsession à l’adolescence, dit-il. « Par exemple, si un jeune, qui a la testostérone dans le plafond, se trouve dans un chalet avec sa cousine, qui n’a pas fermé la porte de la toilette. Il peut y avoir une forte excitation et une érection, et boum, ça peut devenir un “fix”. »

Comment faire un lit dans Minecraft

Les lits sont essentiels dans Minecraft. Ils vous offrent un endroit où dormir pour que le temps passe en toute sécurité, et après avoir dormi là-bas, il sert de point de réapparition si jamais vous périssiez. Vous aurez besoin de quelques ressources faire un lit minecraft, mais elles sont faciles à localiser.

Vous n'avez besoin que de deux ressources différentes:

3 morceaux de laine

3 morceaux de bois

Parmi les ressources, le bois est le plus facile à trouver. Vous pouvez commencer à abattre l'un des arbres que vous voyez pour saisir quelques planches. La laine, cependant, est un peu plus difficile. Les trois morceaux de laine doivent correspondre, mais pas le bois.

Pour trouver de la laine, vous devrez explorer votre Minecraft monde un peu. Vous pouvez le localiser dans ces zones:

Maisons Fletcher

Maisons de berger

Avant-postes de pillards

Villages des plaines

Woodland Mansions

Vous pouvez généralement les trouver dans des coffres à ces endroits. Cependant, vous avez également la possibilité d'obtenir de la laine d'animaux, comme des moutons. Si vous souhaitez le retirer des moutons, vous aurez besoin d'une paire de voilages, dont vous aurez besoin de deux lingots de fer pour les fabriquer. En utilisant des voilages, vous pouvez acquérir un à trois morceaux de laine d'un mouton. Vous pouvez également tuer un mouton pour sa laine, mais vous ne recevrez qu'un seul morceau de laine.

Une fois que vous avez les deux ressources, apportez-les à votre poste d'artisanat pour faire votre lit. Les draps seront assortis à la couleur des morceaux de laine. Si vous souhaitez changer la couleur de la laine, vous devez trouver du colorant dans le monde.

Apportez un seul morceau de laine et votre teinture à un poste d'artisanat pour le fabriquer. La laine devient la couleur du colorant que vous utilisez, mais vous devrez trouver trois de la même couleur pour faire un lit.

Comment faire un lit dans Minecraft

Si vous avez déjà fait le lit, vous pouvez placer le lit dans votre inventaire et utiliser la teinture sur le lit au poste d'artisanat. Placez vos deux articles dans la station de fabrication et les draps du lit deviendront la couleur du colorant que vous utilisez.

Pour ceux qui veulent enlever la couleur de la laine ou du lit que vous faites, vous devez utiliser de l'eau de Javel, qui nécessite une table de laboratoire. Après avoir fait votre javellisant, traitez-le comme de la teinture avec votre laine ou votre lit et placez les articles que vous souhaitez changer dans votre station de fabrication. L'eau de Javel disparaît, mais vous avez maintenant un morceau de laine blanche ou un lit blanc.

Comment faire pour sauvegarder ses données ?

Mis à jour le 25 mars 2021 à 16h45 –Comment faire pour sauvegarder ses données ?

Maxime Blondet

À l’heure du presque tout numérique, faire une sauvegarde régulière de ses données est devenu indispensable. Mais, quelles sont les bonnes pratiques et quelles sont les meilleures solutions pour stocker ou protéger vos données ?

Sauvegarder ses données : presque une obligation

10 conseils pour éviter de perdre ses données

Stocker ses données en local

La sauvegarde en ligne grâce au cloud

Sauvegarder ses données sous Windows

Faire une sauvegarde sur Mac

Sauvegarder ses données grâce à son opérateur box

Comment faire une sauvegarde sur un téléphone ?

Dans nos usages personnels, nous utilisons de nombreux appareils numériques, à commencer par un ordinateur ou un smartphone, pour créer et stocker des données, comme des photos ou des vidéos, des documents officiels ou de travail, des informations diverses… En quelque sorte, toutes ces données sont autant de témoignages de notre vie. Certaines ont guère d’importance, mais la plupart ont beaucoup plus de valeur. D’où l’importance de sauvegarder ses données, de les stocker et de les protéger en lieux sûrs. Il existe deux manières principales de le faire, en local ou sur le cloud.

Sauvegarder ses données : presque une obligation

On prend souvent conscience de l’importance de sauvegarder ses données une fois qu’il est trop tard, une fois qu’on a perdu, cassé ou été victime du vol de son téléphone portable, ou une fois que son ordinateur portable a rendu l’âme ou été victime d’un virus ou de tout autre cyber-attaque. Entraînant la perte irréversibles de ses contacts, de ses photos de famille, d’un travail important, de tous ses documents officiels, de ses feuilles paye ou de ses factures… Ceux qui se posent encore la question de sauvegarder leurs données n’ont jamais dû les perdre. C’est pourtant une évidence, tant il est difficile d’accepter qu’elles soient perdues à jamais.

De la même manière que l’on enregistre régulièrement un document sur un logiciel de traitement de texte, nous devons sauvegarder nos données. Et, croyez-en mon expérience, deux sauvegardes valent mieux qu’une. Sauvegarder ses données, c’est

geste simple et essentiel de cybersécurité pour se prémunir contre les aléas du quotidien et les actes de cyber-malveillance

.

En outre, faire une sauvegarde de ses données, cela permet de libérer de l’espace de stockage sur votre smartphone ou votre téléphone portable et c’est aussi l’occasion de

faire le tri dans ses documentsComment faire pour sauvegarder ses données ?

et de bien organiser ceux que l’on décide de garder.

10 conseils pour éviter de perdre ses données

La sauvegarde des données informatiques a le droit à sa journée mondiale. Elle a lieu tous les ans le 31 mars. C’est dire l’importance du sujet. À cette occasion, le site internet gouvernemental cybermalveillance.gouv.fr a édité une fiche sur les bonnes pratiques pour faire et gérer ses sauvegardes informatiques. Les voici en synthèse :

Effectuez des sauvegardes régulières de vos données

Identifiez les appareils et supports qui contiennent des données

Déterminez quelles données doivent être sauvegardées

Choisissez une solution de sauvegarde adaptée à vos besoins

Planifiez vos sauvegardes

Déconnectez vos appareils de sauvegarde après utilisation

Protégez vos sauvegardes

Testez vos sauvegardes

Vérifiez le support de sauvegarde

Sauvegardez les logiciels indispensables à l’exploitation de vos données

Stocker ses données en local

Si vous souhaitez sauvegarder vos données, vous pouvez aussi très bien le faire en “local”. Au début, avec cette méthode, la sauvegarde des données se faisait sur une disquette ou un CD. Il existe maintenant la clef USB, le disque durs externe, le disque SSD et le serveur NAS. Ou encore la carte mémoire.

Les clefs USB sont pratiques car elles prennent peu de place et nous permettent d’embarquer avec nous des fichiers du quotidien sans s’encombrer. Leurs inconvénients : d’un format plutôt petit, il est facile de les égarer ou de les perdre. En outre, elles intègrent un maximum de 256 Go de stockage, ce qui devient vite insuffisant. Tout le contraire d’un disque dur externe qui peut aller jusqu’à 6 To. Autrefois imposants, les disques durs externes prennent de moins en moins de place et sont donc plus facilement transportables. Ils ont en outre une grande pérennité dans le temps, même si elle n’est pas infinie. Dans le même esprit, il y a les disques SSD avec des débits de transmission plus importants. Quant au serveurs NAS, c’est un périphérique de stockage intelligent connecté à votre réseau domestique, un réseau sécurisé. Il est possible d’accéder aux fichiers qui sont dessus via Internet. Mais, il peut aussi fonctionner en local. Reste la

carte mémoire

, mais elle est plutôt utilisée pour le stockage des contenus multimédia.Comment faire pour sauvegarder ses données ?

Attention toutefois, la durée de vie d’un disque dur externe, ou de tout autre appareil de ce type, n’est pas illimitée. Tout dépend de la fiabilité de votre matériel. Généralement,

leur durée de vie est d’une dizaine d’années

. En outre, les solutions en local peuvent être abîmées ou cassées à la suite d’un choc ou d’un problème de logiciel. Il est donc recommandé d’avoir un deuxième niveau de sauvegarde, sur le cloud par exemple.

La sauvegarde en ligne grâce au cloud

Le cloud, c’est aujourd’hui la méthode la plus à la mode pour sauvegarder ses données. Stocker ses fichiers en ligne, plus précisément dans des datacenters, permet de les retrouver à n’importe quel moment et depuis n’importe quel appareil. Pour les retrouver, en effet, il suffit de se connecter à son espace en ligne. C’est d’ailleurs le premier avantage des solutions de sauvegarde dans le cloud.

Il existe aujourd’hui de très nombreuses solutions dans le cloud. Les plus connues sont pCloud, Google Drive, OneDrive, Dropbox et iCloud. pCloud est réputé pour sa sécurité et sa confidentialité. Google Drive est apprécié parce qu’elle est intégrée à Google Workspace et propose de nombreuses autres applications. Quant à Dropbox, le service est reconnu pour sa synchronisation remarquable et la richesse de se fonctionnalités. OneDrive, de son côté, est très pratique car elle est intégrée nativement dans Windows et Office. iCloud, enfin, est le meilleur service pour tous les appareils de la marque Apple. Il est également très simple d’utilisation.

Tous ces services de sauvegarde dans le cloud propose un abonnement gratuit, avec généralement 5 à 15 Go. Insuffisant, donc, pour stocker toutes ces données. Si vous souhaitez avoir plus d’espace de stockage, vous devrez prendre un abonnement payant.

Avant de choisir de choisir un service de cloud, il est important de tenir compte d’un certain nombre de critères, comme : les

fonctionnalités

, le

niveau de sécurité

, la

politique de confidentialité

, la

compatibilité multiplateforme

, les

options de sauvegarde ou de partage

Comment faire pour sauvegarder ses données ?

Enfin, dernier petit conseil : comme le transfert des données dans le cloud se fait par Internet et peut prendre beaucoup de temps en fonction du poids des fichiers à transférer, il est recommandé d’avoir une offre internet en fibre optique. Avec les débits de la fibre, vous gagnerez un temps précieux.

Sauvegarder ses données sous Windows

Si vous vous disposez d’un ordinateur qui tourne sous Windows, sachez que Microsoft a prévu un système informatique qui vous permet de sauvegarder tous vos fichiers personnels mais aussi l’ensemble du système. Selon la version de Windows dont vous disposez, il se trouve dans les paramètres et s’intitule “Panneau de configuration” (Windows XP, 7 et 8) ou “Mise à jour et sécurité” (Windows 10). Vous avez le choix de sauvegarder seulement quelques fichiers ou l’ensemble du système, c’est à dire que la sauvegarde sera une

image à l’instant T de l’ensemble de votre ordinateur

. Vous pouvez également définir une fréquence de sauvegarde automatique. Tous les fichiers seront alors conservés, avec la même disposition que sur votre ordinateur.

Sauvegarder ses données sous Windows suppose malgré d’être équipé d’un disque dur externe sur lequel toutes les données seront copiées.

Faire une sauvegarde sur Mac

Sur Mac, le principe est sensiblement le même. L’OS de votre ordinateur dispose en effet d’une outil, un logiciel de sauvegarde qui s’appelle “Time Machine” et se trouve dans les “Préférences Système”. Il permet également de faire des sauvegardes régulières de tout ou partie de votre mac,

seulement quelques fichiers ou une image système

. Comme avec Microsoft, cela nécessite de brancher un disque dur externe sur lequel vos données seront copiées. À chaque fois que vous faites une sauvegarde sur Time Machine, la précédente version est écrasée dès lors que votre disque dur est plein.

Sauvegarder ses données grâce à son opérateur box

Parfois, il n’y a pas besoin de chercher bien loin pour sauvegarder ses données. Certains fournisseurs d’accès à Internet proposent en effet des solutions de stockage avec certaines de leurs offres. Il y a encore quelques années, les quatre grands opérateurs proposaient tous une solution de ce type. Aujourd’hui, ils ne sont plus que deux.

Le premier, c’est SFR. Toutes les offres internet de SFR incluent un service de stockage dans le cloud, SFR Cloud, avec 10 Go. Le second, c’est Free. Certaines offres Freebox, la Freebox Révolution et la Freebox Delta, proposent en effet un espace de stockage, par l’intermédiaire d’un serveur NAS. Avec la Freebox Révolution, les abonnés disposent de 250 Go inclus. Quant aux abonnés Delta, ils peuvent avoir 1 To en option à l’achat (40€).

Comment faire une sauvegarde sur un téléphone ?

De la même manière qu’il est possible de sauvegarder les données de son ordinateur, il est possible de sauvegarder les données de son smartphone Android ou de sauvegarder les données de son iPhone.

Bien entendu, il est possible de copier vos données et de les stocker en ligne via le cloud. Avec un smartphone Android, la solution de sauvegarde est Google Drive et celle d’Apple s’appelle iCloud. Vous pouvez également faire une copie de vos données sur votre ordinateur, qui peut faire office de support de sauvegarde. Vous trouverez toutes les méthodes de sauvegarde sur le cloud, PC et Mac dans les deux dossiers distincts que nous avons consacré au sujet (liens ci-dessus).

Si vous décidez de sauvegarder les données de votre téléphone dans le cloud, sachez que cela va consommer beaucoup de data. Un petit conseil, donc : connectez-vous en WiFi, à moins que vous ayez un forfait mobile avec un maximum de data.

Vie pratique